Déplacements

Je suis un cycliste militant. Ces pages vous parleront de l'impérieuse nécessité d'abandonner la voiture lorsque c'est possible, c'est à dire à peu près tout le temps.

Je promets de faire l'effort de tenue qui s'impose à un blog respectable, même si l'envie de m'y défouler est immense. Mais je ne garantis aucun résultat !

 

Fil des billets - Fil des commentaires

28. février 2021

Si les 4x4 ne consommaient pas d'énergie...

J'accuse (comme tout le monde), les SUV (ou 4x4) de polluer énormément. C'est factuel : il n'y a qu'à regarder la consommation annoncée par les constructeurs pour bien comprendre que si on est capable de faire des moteurs un peu moins polluants, on est aussi capables de gaspiller le progrès en demandant à ces mêmes moteurs de tirer des voitures toujours plus grosses et plus lourdes.

Mais si les 4x4 parvenaient à rouler sans consommer d'énergie (ce qui n'est pas possible, nous sommes d'accord), ils pollueraient quand même bien plus que les plus petites voitures. Et je ne viens pas ici pour vous parler de la fabrication ou du recyclage des voitures en fin de vie. Non, même pas.

Je viens à nouveau vous parler des pneus. Car il n'aura échappé à personne que les 4x4 ont des gros pneus. Énormes, même... Admettons qu'ils sont dimensionnés pour supporter la masse d'un SUV sans éclater dans les ronds-points. Mais la pollution aux pneus n'est pas anecdotique, loin de là.

Si on analyse de près les microplastiques bruts trouvés dans les océans, près d'un tiers sont des poussières de pneu. Rien que ça. Rouler, tourner, freiner... les pneus sont un consommable destiné à l'usure. Et avec 1 milliard de voitures sur Terre, les particules usées commencent à faire un gros tas de pollution. Pourquoi les grosses voitures ?

Les grosses voitures (comprenez : lourdes) sollicitent davantage les propriétés mecaniques des pneus, leur souplesse, leur adhérence. D'une part, à cause de leur masse qui « écrase » davantage le pneu sur la route (on l'a vu ici avec la tribologie), d'autre part à cause de l'adhérence requise pour « pousser » la voiture qui lutte contre son aérodynamisme pitoyable ou contre sa propre masse. Avoir des gros pneus permet certes de répartir l'effort, mais avec une plus grande surface d'usure...

Une autre raison, mathématique cette fois : dans un virage, la roue extérieure au virage parcourt une distance plus grande que celle qui est à l'intérieur du virage, elle roule donc aussi plus vite que l'autre roue(1). C'est pour ça qu'on a inventé les différentiels. Mais si on regarde plus finement, la partie extérieure du pneu devrait aussi rouler un peu plus vite que la partie intérieure du même pneu. Mais le pneu n'arrive pas le à faire. Il en résulte un petit dérappage local. Cela amène une usure du pneu propre aux virages. Et naturellement, plus le pneu est large, plus le phénomène est important.

Pas étonnant que les SUV doivent changer de pneus tout le temps...

On oublie bien vite que la pollution des pneus est bien supérieure à celle des microparticules de plastiques. On les retrouve aussi bien dans la nature que dans les océans... Pas besoin de rouler comme un fou pour polluer : à Paris, on estime que la seule usure des pneus représente 8 tonnes de particules fines... chaque jour ! (2)

____________________________________________________________

(1) Pour la même raison que le périmètre d'un grand cercle est plus grand que le périmètre d'un petit cercle, le chemin parcouru par les 2 pneus est différent.

(2) source : « pollution de l'air et santé », UPMC, 2010

22. février 2021

Les pneus des SUV

Savez-vous que l'une des raisons des SUV de consommer plus tient dans leurs pneus ?

N'imaginez pas une seconde que retirer les pneus suffirait à régler le problème (quoi qu'un SUV pollue tout de suite moins quand on lui retire les roues), mais je veux juste déboulonner point par point l'idée que les SUV ne consomment « pas tant que ça ». Et rien que les pneus, c'est déjà une belle différence. Sans même toucher au reste de la voiture.

Je veux dire par là que même une petite voiture à laquelle on collerait des pneus de SUV consommerait beaucoup plus. Le problème, c'est qu'avec ce que pèse un SUV, on est obligés de mettre des gros pneus. C'est une façon de répartir le poids de la voiture au sol. C'est par exemple pour cela que les poids lourds ont plusieurs essieux avec parfois des « roues doubles ».

Il faut bien voir que si la masse du véhicule est en jeu, un pneu qui est lourd prend aussi sa part. Il faut quand même voir qu'une petite voiture aura des pneus pesant autour de 6kg quand les SUV auront des pneus de 15kg chacun (sans compter la jante). 60kg de pneus en tout, c'est le poids d'un passager. Rien que ça, cela joue sur la consommation... les cyniques diront qu'on n'est pas à ça près.

Ensuite, si on considère que 15% à 40% de la puissance d'une voiture est utilisée à lutter contre la résistance de l'air, il faut bien voir qu'un pneu est tout sauf aérodynamique. Vue de face, c'est un rectangle. La consommation des pneus peut jouer sur 15% à 20% de l'aérodynamisme. On cumule...

Terminons par le meilleur : la force de roulement dont nous avons parlé dans le précédent billet. Celle qui fait que la déformation du pneu est en soi une résistance importante à l'avancement de la voiture. Pour contrer une déformation du pneu trop importante, les SUV sont obligés de mettre des pneus sur-dimensionnés, d'une largeur de 30 cm pour certains. Par le simple fait de vouloir limiter cette déformation, on perd sur les 3 autres résistances liées au déplacement : l'aérodynamisme, et les énergies potentielle et cinétique (par le poids du pneu).

Il n'y a pas de magie, rien que leurs pneus sont une illustration de la misère écologique des 4x4.

14. février 2021

Les forces du SUV vont contre lui

De nombreux détracteurs des SUV (dont je fais partie) les accusent de consommer trop (et donc polluer trop). Si pour certains (dont je fais aussi partie), cela semble évident, les propriétaires attachés à leur véhicules refusent de le croire et prétendent que les moteurs ont fait beaucoup de progrès, polluent moins et tout et tout.

Alors voilà, il est clair que les moteurs progressent aussi vite pour les petites voitures que pour les grosses. Mais ce qui est certain, c'est que sur les 4 grands principes physiques qui empêchent une voiture d'avancer, 3 sont liés à son poids (le 4ème au volume). Le principe lié au volume, c'est l'aérodynamisme. Les SUV ne brillent pas vraiment dans ce domaine, on l'a déjà vu. Mais regardons de près quels sont les 3 autres résistances qui accablent plus les véhicules lourds, dont les 4x4 font partie.

L'inertie (énergie cinétique)
C'est le truc qui demande de la force pour pousser une voiture et qui fait que lorsqu'elle avance enfin, il faut encore de la force pour l'arrêter. Elle est aussi responsable des sorties de route dans les virages. L'idée c'est que le moteur permet de transférer de l'énergie pour mettre en mouvement la masse du véhicule. Plus la voiture est lourde et plus il faut d'énergie. On pourrait être tenté de récupérer cette énergie lorsque la voiture ralentit, mais seules les voitures électriques en récupèrent « un peu ». Et pour les moteurs thermiques on n'a pas trouvé de moyen de refabriquer de l'essence en freinant. Le seul moyen de ralentir est donc de convertir l'énergie de la vitesse de la voiture en chaleur en usant des plaquettes de frein.

L'inertie est donc impliquée dans la consommation pour chaque accélération, même faible.

L'énergie potentielle
Plus on va vers le ciel et plus on accumule d'énergie, surtout si on est lourd. On l'observe en consommant plus de carburant dans les côtes si on est en voiture, par exemple. On pourra dire qu'un SUV a le superpouvoir d'accumuler plus d'énergie en montant une côte. Mais comme cette énergie ne sert qu'à redescendre cette même côte par la suite, elle n'est pas plus efficiente que celle d'une voiture légère, qui parvient elle aussi à descendre la côte. Alors que fait-on de l'énergie supplémentaire ? On la gaspille dans les freins. Par contre, monter puis descendre n'aura pas consommé autant d'énergie pour une voiture si elle est lourde ou légère.

Ce principe physique est impliqué dans la consommation pour chaque ascension, même d'un simple trottoir.

Résistance au roulement (ou traînée de roulement)
C'est peut-être l'aspect plus compliqué à comprendre. Il faut imaginer que le poids d'une voiture « écrase » la voiture au sol. De cet écrasement résulte un léger applatissement des pneus, participant par exemple à l'adhérence des roues sur la route. Cet écrasement des pneus les déforme et complique le travail de la voiture qui consiste à rouler. Car lorsque la roue est ronde, elle roule facilement, mais lorsqu'elle est applatie en un point, elle roule moins bien. Forcément. Cette résistance consiste en fait en une déformation continuelle du pneu « pour déplacer la partie applatie » toujours en contact avec le sol. Naturellement, plus la voiture est lourde, plus il faudra lutter contre cette déformation. C'est aussi pour cette raison qu'on fatigue moins sur un vélo dont les pneus sont très gonflés par exemple : ils se déforment moins.

Cette résistance est impliquée sitôt que le véhicule se déplace. Plus il va vite, plus la résistance est importante. Représente environ 25% de la force motrice.

Alors voilà, si on vous dit que tel SUV consomme très peu, c'est physiquement faux : il consomme toujours beaucoup plus qu'une voiture identique et plus légère, même sur une route droite et sans côtes, donc beaucoup trop.

6. février 2021

Moteur, on tourne

Vous vous garez devant un commerce, de préférence sur un vrai sationnement, mais on sait que vous n'en avez que pour 2 minutes. Alors vous laissez tourner le moteur le temps d'acheter votre pain ou vos cigarettes.

Tellement banal. On fait comme si les voitures n'avaient plus de batteries, que le démarreur était foutu, que le moteur était froid, que l'essence était infinie, que l'environnement n'existait pas.

Pourtant, ce sont exactement les même personnes qui ont appris à éteindre la lumière en quittant une pièce qui laissent tourner le moteur. Vous pensez vraiment qu'un moteur, quel qu'il soit, consomme moins qu'une lampe électrique ?

Évidemment, la pollution générée n'est pas négligeable. On trouve sur cette page un petit calcul de l'économie réalisable au Canada si tout le monde arrêtait son moteur 30 secondes de plus par jour..

« Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. » Jacques Chirac, 1991, discours d'Orléans

Ce petit tic consistant à ne pas couper le moteur ne sert à rien. Il est énergétiquement plus rentable de le couper si votre arrêt est supérieur à 30 secondes. Au point que les constructeurs coupent automatiquement le moteur des voitures récentes au feu rouge pour économiser un peu sur la consommation en ville. Un moteur qui tourne à vide consomme presque 1 litre à l'heure.

François Ruffin s'émouvait de cette situation en 2018 dans une vidéo où il montrait les voitures avec chauffeur des ministres tourner à l'arrêt, en attendant leur cargaison (le ministre donc). Le moteur tournant pour ne pas perdre une seconde sur le démarrage sans doute ? Pour alimenter la clim alors que la fenêtre est ouverte ?

Il est quand même bon de le rappeler : tout cela est interdit. Il existe un arrêté toujours en vigueur.

Arrêté du 12 novembre 1963 relatif aux fumées produites par les véhicules automobiles - article 2 : « Les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté, sauf en cas de nécessité, notamment lors des mises en route à froid. »

L'amende est même de 135€. Mais bon, son application reste assez rare et donc méconnue. Tout comme la loi interdisant de chauffer à plus de 19°C...

Et quand je vois 2 branleurs en Mercedès discuter à côté de leur voiture, le moteur allumé, portières ouvertes, je me dis qu'on a encore du chemin à faire pour sauver le monde.

« T'as peur qu'elle redémarre pas ou quoi ? »

31. janvier 2021

Les trottinettes électriques

Mon dernier billet abordait la question d'usage des vélos électriques. J'en venais à le préférer compte tenu des usages qu'il remplace.

Maintenant, que peut-on dire de la trottinette électrique ? Pourquoi Extinction Rébellion les déteste tant ?

Ces véhicules sont équipés d'une batterie qui permet de se déplacer debout à une vitesse de 25km/h (depuis que la loi les a bridées), sans partage de l'effort avec le passager et avec une autonomie allant jusqu'à 20km et parfois au-delà.

Quels usages peuvent remplacer ces véhicules ?
Le vélo ? Le vélo consomme moins, ce n'est donc pas intéressant.
Le vélo électrique ? Certainement pas, on troque généralement le vélo contre un vélo électrique pour des trajets plus longs, et partager l'effort avec le pilote.
Le bus ? Peut-être parfois, même si les utilisateurs ont souvent tendance à monter dans le bus avec leur trottinette.
Le scooter ? On passe donc d'un véhicule motorisé à un autre, le problème est donc le même que de passer d'une voiture thermique à une voiture électrique.

Les trottinettes sont un objet de mode qui remplace essentiellement les trajets à pied (47%). On consomme donc de l'énergie électrique pour ne pas marcher. Vue sous cet aspect, c'est le pire transfert d'usage qu'on puisse imaginer. D'ailleurs, cela ne vient même pas en aide aux personne ayant du mal à marcher, puisqu'il faut au contraire avoir un bon équilibre pour les utiliser.

Je veux bien admettre qu'il y a des cas particuliers où la trottinette a un usage pratique : si vous travaillez en agglomération, qu'il n'y a pas de bus et que stationner un vélo tient de l'exploit. Mais cela ne correspond pas trop à l'usager type (cadre aisé à 59%).

Quelle est l'espérance de vie de ce truc ? 1000 cycles au mieux (300 pour la batterie au plomb). Pour beaucoup de trottinettes utilisées quotidiennement, cela représente à peine 3 ans d'utilisation dans les meilleures conditions (car le froid, l'humidité et la poussière peuvent grandement réduire cette durée). Les trottinettes en libre service durent environ 1 mois. Un mode de transport jetable en somme.

Sans oublier que ces véhicules sont très accidentogènes. Pas grave, les accidents sont bons pour le PIB.

Il existe peut-être un monde où la trottinette électrique serait un remède miracle à des tas de problèmes, mais dans le monde d'aujourd'hui où l'énergie à un coût environnemental et où la mobilité devrait ralentir, cette trottinette fichue au bout de 3 ans me semble être un problème.

Remplacer la marche à pied d'un valide dont l'exercice fera le plus grand bien par un véhicule électrique est juste une aberration écologique. Tout comme ces Gyroroues ou mono-roue électriques dont la législation tarde à se faire connaître...

27. janvier 2021

Les vélos électriques sont-ils écologiques ?

On se pose souvent cette question, des gens parfois perdus qui pensent bien faire. Des gens habitués à ce que les armes, ce soit mal (mais content que des les gens les utilisent pour les protéger), que les déchets, ce soit mal (sans comprendre ce qu'est un déchet), le recyclage, ce soit bien (même s'il consomme de l'énergie), que le vélo soit bien, et l'électricité aussi (même si on ne sait pas comment on la produit).

J'ai déjà parlé dans un autre article du cas des voitures électriques. C'est un cas particulier parce qu'il s'oppose à des voitures thermiques. Mais dans le cas des vélos électriques, on a tendance à l'opposer à des vélos.

Nécessairement, la tentation est grande de dire que « donc », le vélo électrique est moins bien que le vélo, puisqu'il demande de l'énergie qui ne vient pas des molets. Aujourd'hui, les facteurs en sont équipés, et de nombreuses personnes partent au travail en vélo électrique.

Pour ces personnes, l'avantage est surtout de pouvoir parcourir des distances plus longues et monter des côtes difficiles sans arriver en nage au travail. On peut donc penser que ces personnes ne seraient jamais allées travailler avec un vélo classique. Donc dans l'idée, on devrait plutôt comparer ces vélos électriques à des scooters, voitures ou transports en commun. Et là, le problème est différent. En effet, le vélo électrique utilise une partie de l'effort musculaire, ce que ne font aucun des autres moyens de transport mis en compétition ici.

Je n'aime pas l'idée de remplacer un vélo par un vélo électrique, mais il faut bien admettre que le vélo électrique remplace de fait de nombreux usages qui seraient bien plus polluants. Les gens ont de toute façon besoin de partir travailler et l'usage du vélo électrique ne crée pas une nouvelle pollution, au contraire, il remplace un usage plus polluant.

Cela n'enlève rien au fait qu'il nécessite des batteries polluantes à leur fabrication, rechargées à l'aide d'une électricité qu'on aimerait ne pas voir utilisée, mais rien n'est tout blanc ou tout noir, si ces vélos remplacent des scooters ou des voitures, ma préférence est claire.

Mais maintenant, vous vous demandez bien ce qu'un gauchiste comme moi peut penser des trottinettes électriques.

Promis on en parle la prochaine fois.

2. août 2020

Le CO2 quand on a 6 ans

J'étais petit. Tout petit. Tellement petit que lorsque les voitures s'éloignaient, je voyais leur pot d'échappement. Un de ces détails qui définissent une voiture quand on a la tête à leur niveau. Pourtant, les SUV n'existaient pas encore, les voitures étaient « normales »... dans les années 70 quoi. Je pense que j'étais en CP.

Je me rappelle m'être approché trop près d'un pot, curieux de ce qui en sortait, alors que ma mère me ramenait de l'école. Nous étions sur le trottoir, attendant de traverser. Elle me dit que c'est sale, qu'il ne faut pas respirer ça.

Je n'étais pas surdoué, mais comme pour chaque lecteur que vous êtes, une question semble émerger avec la force de l'évidence. Surtout pour un gamin de 6 ans qui a appris à ne rien jeter par terre...

« Pourquoi ça va dans l'air, alors ? »

Je le sais maintenant, ce n'est pas seulement le problème du gaz. Un moteur a explosion a besoin de l'air, qui a une pression plus faible que dans le piston, pour fonctionner. L'échappement fait partie intégrante du fonctionnement. Et recompresser ces gaz pour bien les ranger est impossible.

Ma mère m'a expliqué que les fumées des pots d'échappements retournaient dans l'air, et que comme il y a plein d'air, avec des arbres et tout, les fumées ne sont pas un problème. Tout le monde le croyais à l'époque. Et moi, à 6 ans, je le croyais aussi.

Il n'aura pas fallu très longtemps pour que la vérité apparaisse ! J'ai même aujourd'hui des raisons de croire que ce pot d'échappement aura ma peau, compte tenu de l'accélération du réchauffement climatique.

Depuis, j'ai compris la leçon : je sais qu'on est tellement nombreux sur Terre que tout ce qui est vrai à petite échelle le devient aussi à grande échelle. Par exemple, il ne viendrait à l'idée de personne de faire tourner un moteur de voiture dans sa cuisine.

C'est vrai avec les particules, le plastique, la surpêche, le méthane, les nitrates, l'économie, etc. de quoi donner raison à un gamin de 6 ans. C'est dingue, non ?

- page 1 de 4