Politique

Nul envie de vous rebattre les oreilles avec de baratin gauchiste.

La société s'est dépolitisée, affaiblissant la simple opportunité de formuler une opinion argumentée. Résultat : on nous fait passer des lois complètement navrantes et nuisibles sans qu'on bronche. Les politiciens sont à côté de la plaque et n'ont plus aucune culture historique. Les citoyens peinent parfois à se faire une opinion sur ce qui se passe dans le monde.

Ils est question de se poser des questions simples et pointer du doigt certains événements, certaines croyances, et laisser ça mûrir dans votre esprit. Vous deviendrez alors gauchiste à défaut d'autre chose, puisque la politique est sortie du champ de la construction de la nation.

Fil des billets - Fil des commentaires

16. mai 2020

Le confinement de Vincent Lindon

Il a été permis à Vincent Lindon de donner son avis sur la crise actuelle, à la demande de Médiapart. Il s'est fendu d'un texte très clair, concis, et qui enchaîne très bien les événements de ces derniers temps.

La vidéo ne dure que 20 minutes et je vous la conseille :

12. avril 2020

COVID-19 : Oups ou Encore !

On pourrait en rire si cela ne tuait pas des milliers de Français. Mais commencera-t-on enfin à admettre que même Jupiter est un incapable ? Même en grave crise qui montre tous les signes de l'échec du libéralisme, on voit déjà apparaître le Malin se faufiler entre les ruines pour nous remettre sa politique mortifère.

Ça a commencé en 2016 alors qu'il a été prévenu de notre incapacité à faire face à une pandémie. Il a ensuite ignoré la menace du virus, alors qu'il était très bien informé sur le sujet par Agnès Buzyn. Il a juste considéré que la pauvrette n'avait pas les épaules, et il n'a rien fait. On était le 11 janvier. Il a maintenu les élections qui avaient lieu un mois plus tard, et il nous a même incité à continuer à sortir jusqu'au 7 mars !

À cette date, il faut se rappeler que nos stocks stratégiques de masques étaient inexistants, jetés et non remplacés par Hollande. Mais depuis le 30 janvier, Macron n'a pas été capable d'en racheter. Rien ! Il en a même envoyé en Chine en février. Il a même réussi à se faire piquer par « nos amis américains » ceux qu'il avait commandés, au moment où l'avion allait décoller vers la France. Alors pour qu'on n'y voit rien, il nous a dit que les masques ne servaient à rien et que le virus était gentil. Un tel mensonge d'État, fallait oser.

Pour consolider tout ça, pas de réquisition pour produire, rien. Sinon des masques suédois à destination de l'Italie et l'Espagne, en transit en France (pour bien se mettre avec « nos amis européens »). Même les cliniques n'ont pas été réquisitionnées alors qu'elles le réclamaient !

Et pendant que le mal se répand, il en profite pour ruiner nos droits  « parce qu'on est en guerre ». Droit du travail avec des récessions incroyables (semaine de 60 heures, repos journalier de 9h, confiscation des RTT et congés, primes exceptionnelles exemptes de cotisations...) jusqu'à la fin de l'année (au moins, le temps qu'on s'habitue). Tout ça sans jamais remettre en question (même temporairement) l'ISF ou n'importe quel avantage fiscal pour les riches. Même là, ce sont les pauvres qui trinquent. L'état d'urgence lui permet de décider des trucs tout seul dans son coin.

Je garde le meilleur pour la fin. Je l'avais prédis, mais je ne pensais pas que cela viendrait aussi vite et aussi fort : la perte des libertés. On autorise la police à mettre un PV sur des motifs flous (vos achats sont-ils de première nécessité ?), et on prépare le terrain pour la surveillance de masse avec le tracking des téléphones cellulaires, l'ouverture de données santé est pour bientôt. L'argument est quand même de « sauver des vies ».

Alors qu'il était si simple d'acheter des masques et de commencer le confinement plus tôt. Commencer le confinement 3 jours plus tôt aurait pu éviter la moitié des morts de cette maladie, et ainsi de suite, par tranche de 3 jours. Repensez bien au prix que nous coûte le modèle économique de Macron : il ne sauvera pas l'hôpital, même après cette crise..

25. mars 2020

COVID-19 : à qui la faute ?

Jupiter nous reproche de ne pas être très attaché au respect de ses ordres.

On lui accordera que les consignes données la veille du confinement ont du sens : sauver des vies. On ne sais pas trop comment, mais c'est louable. On imagine qu'en restant confiné, on n’attrapera pas le virus, on le regardera passer par la fenêtre, et une fois passé, on pourra ressortir. Les journaux ne nous expliquent même pas que le problème n'est pas d'éviter la contagion (pas directement), mais de sauver les hôpitaux.

Rester confiné ne tue pas le virus, cela ralentit la contamination. L'intérêt n'est pas réellement de « ne pas être contaminé », mais surtout, d'être « contaminé plus tard », pour limiter l'engorgement des hôpitaux. Car le problème est là (on le voit en Italie) : quand on a 2 malades et un seul respirateur artificiel, on le donne à qui ? Lequel des 2 malades on laisse crever ?

Alors Dieu Macron nous demande d'être confiné, nous dit qu'on est « en guerre » et ne réquisitionne pas les industriels concernés. Et ça sauverait des vies.

L'homme le mieux informé de France est pourtant au courant depuis au moins fin janvier du malaise, mais il s'est reniflé sous les bras la semaine dernière et il s'est dit « Allez, demain, les gens restent chez eux ». Comme des bons moutons qu'ils sont, depuis qu'ils acceptent l'inacceptable. Pas besoin de leur expliquer pourquoi, ils n'ont pas le choix.

Le confinement aurait dû être mis en place plus tôt : fermer les frontières aux marchandises et aux personnes aurait sauvé des vies. Parce que là, on nous a annoncé 2 semaines, mais je vous garantis qu'on en a pour au moins 1 mois, certainement plus. Les chinois en sont à 7 semaines...

Alors moi, avec des consignes aussi vides de sens, je trouve qu'on est très dociles. On obéît aux consignes d'un président qui parque les gens chez eux pour avoir voulu épargner le PIB.

D'accord Macron, on se confine. On le fait par sens du devoir, parce que pris à la gorge, on veut sauver nos proches.

On va retrouver les joies de la vie sans magasins, sans travail, sans gadgets inutiles... mais une vie sans les proches aussi. Une vie où on ne voit plus ses amis, où ne peut même pas dire adieu aux défunts. Elle nous coûte très cher sa prise de conscience tardive, sa religion économique.

Alors quand même, il faudra rendre des comptes après tout ça.

7. février 2019

Le Grand Débat, gros comme Macron

Vous n'apprendrez certainement rien dans ce billet. Oui, il m'arrive de répéter des évidences. L'évidence que je vais vous dire est que le « grand débat national » de Macron est un cul de sac, qu'il ne faut rien en attendre.

Macron est le roi de la poudre de perlinpinpin. Il nous promet qu'il a compris, qu'il va tenter un changement, mais il a déjà dit largement qu'il ne changerait « ni de cap ni de politique » (1). D'ailleurs, s'il avait « compris », pourquoi ferait-il un grand débat ?

Il a dit ça lors du remaniement. Il change son gouvernement pour que justement rien ne change. Et il a bien mis en application son entêtement. Après les manifestations des gilets jaunes, soutenues par la majorité des français, il s'entête. On a des morts, des estropiés. Il envoie les CRS et diffuse dans les médias les images de violences pour dissuader de manifester. Et comme il l'a fait à Notre Dame des Landes, il envoie tout ce qu'il a de forces sous la main. Aujourd'hui, on se retrouve avec à peu près autant de CRS armés que de manifestant désarmés (2 bâtons, une hache et quelques feux d'artifices face à 80 000 matraques, lacrymogènes, canons à grenades et autres armes défigurantes). Il met le paquet. C'est à se demander comment il fera quand il aura complètement laminé ce dernier pilier du service public.

Macron l'a illustré dans son discours aux gilets jaunes, où il a justement continué son programme en faisant croire qu'il avait compris. Et c'est là qu'il a parlé d'une grande concertation. Personne n'est dupe, au point que même la presse en parle (pourtant pas la première dans ce genre de situation) : tout le monde parle d'enfumage. Il est facile de voir que les questions posées à son débat sont très orientées et n'abordent pas du tout les problématiques soulevées par les gilets jaunes, l'ISF en tête. Ce grand débat est une façon de nous accuser de refuser le dialogue, alors qu'il nous le refuse depuis 2 ans. Une façon de nous faire croire qu'il est à l'écoute, alors que ses réunions n'ont JAMAIS amené la moindre concertation : il fait ce qu'il a prévu, point. Il dit qu'il écoute, et pendant qu'on parle, il fait ses lois iniques. Finalement, parler, ça nous occupe.

Cette concertation est prévue pour durer 2 mois. Si on ajoute le petit temps du bilan, un faux référendum et tout ça, il espère avoir quelques mois de répit, jusqu'aux européennes. C'est tellement gros !

Mais comme on sait d'avance que rien ne changera, pourquoi dialoguer ? Il est trop tard. Macron n'est plus crédible (l'a-t-il déjà été ?). Il a donné la preuve qu'il n'était à l'écoute de personne d'autre que les banques, il ne parviendra pas à inverser la vapeur.

À moins qu'il n"accepte de partir...

Je vous conseille la lecture de cette courte lettre en réponse à celle de Macron.

__________________________________________________________

(1) Sur Libération, Boursorama, Marianne, France24, etc.

11. décembre 2018

Macron, corrompu par nature

Quand il est possible de cumuler les corvées, je n'hésite pas à le faire. Par exemple, quand je dois descendre les poubelles, j'en profite pour descendre ce qui se recycle, le compost, le verre et le courrier à poster.

Hier soir, Macron parlait à 20h, alors j'ai sorti les chaussettes à repriser. Une corvée à la hauteur, puisque le tas augmentait depuis près d'un an : 17 chaussettes à repriser. En général, je n'écoute plus ce qu'il raconte, mais là, c'était un moment particulier. J'étais pressé de savoir s'il oserait nous refourguer son programme qui nous détruit à un moment aussi critique.

Je n'ai pas eu le temps de terminer ma 4ème chaussette que Macron avait déjà fini son texte. Douze minutes paraît-il. On peut dire que je ne reprise pas vite mes chaussettes (ma vue baisse). Mais surtout, ce qu'il avait à dire ne tenait pas en plus de 12 minutes. Heureusement que les commentateurs étaient là pour que j'atteigne 14 chaussettes. Je garde les 3 dernières pour son discours de départ.

Macron a commencé son discours avec des reproches aux gilets jaunes. Rien pour les morts et les estropiés. Il lui restait encore 10 minutes à remplir. Puis logiquement le passage dit « Zola » où il tente de faire pleurer dans les chaumières. Sarkozy était plus doué à ce jeu-là.

Son discours n'a abordé aucun des problèmes importants. Pas un mot sur l'écologie, la pauvreté, les SDF, le logement, l'avenir politique du pays, sur un changement de cap, et pire : pas un mot sur l'injustice sociale ou fiscale. Il n'a pas parlé des chômeurs, temps partiels, RSAstes ou autres personnes oubliées. Juste quelques retraités, car il vient de se rendre compte que c'est son fonds de commerce.

Il n'est pas revenu sur l'ISF (pourtant symbolique) ou l'injuste répartition de l'impôt. Il n'a rien repris aux plus riches, et les seuls cadeaux qu'il nous a fait le seront sur les caisses de l'État (ou de la Sécu), déjà trop maltraitées. Il augmentera le SMIC de 100€ sans toucher aux cotisations (pour un coût global de 2 milliards(1) ) et va défiscaliser les primes de cette fin d'année, permettant aux riches salaires d'en profiter encore plus. Carlos Ghosn pourra augmenter d'autant ses petites primes.

D'ailleurs, puisque le salaire sera augmenté de 100€, la baisse de cotisations devra nécessairement bénéficier à tous ceux qui touchaient déjà 100€ de plus que le smic. Le coût avoisinerait alors les 3,5 milliards. Macron a donc décidé de continuer à dépouiller l'État, derrière son masque de bienfaiteur. Car ces multiples milliards, il faudra bien les payer un jour. Apparemment pas sur l'ISF. C'est donc finalement encore un cadeau que Macron fait aux employeurs. Plus l'employeur est gros, plus le cadeau est gros.

Merveille des merveilles, il en profite pour défiscaliser complètement les heures supplémentaires. On lui réclame plus de justice fiscale et il nous ressort son vieux programme libéral d'injure fiscale, tout comme je le prédisais. Il n'en est plus à peindre la croissance en vert, mais à vider les caisses de l'État en nous disant que c'est ce qu'on veut. Sa malhonnêteté me dépasse. Stupide au point de nous croire aussi vénaux que lui. Méchant au point de nous narguer jusque dans son trou.

Macron a tenté le coup de payer quelques uns pour diviser le mouvement. De la poudre aux yeux pour nous faire oublier l'injustice. Un petit chèque pour qu'on se taise. Il pense les français corrompus.

On va lui montrer qui est corrompu, ici.

PS : il a parlé de proportionnelle, de vote blanc et de quelques conneries, mais rien de concret, je n'ai donc pas abordé ces aspects.

___________________________________________________________________________

(1) estimation sur 1,65 millions de smicards x 1200€/an, l'argent vient soit de la Sécu, soit de l'État.

1. novembre 2017

Jaloux comme Jupiter

Il a récemment déclaré que les pauvres seraient jaloux des riches. Jaloux ?

« Qui éprouve une envie mêlée de dépit à voir un autre jouir de ce que lui-même désire sans le posséder ni pouvoir l'obtenir. » Académie française.

Jaloux de quoi ? Il est vrai qu'un pauvre aimerait plus d'argent, une meilleure considération, moins de stress lié aux aléas de la vie, une meilleure visibilité dans le temps, habiter chez soi, dans une belle maison. Oui, on est peut-être un peu envieux de ça. Mais jaloux ? Il le voit vraiment là le problème ?

Macron Ier n'est même pas capable de voir le vrai problème ? On n'est pas jaloux de ceux qui ont une maison ou un travail ! C'est pas pour ça qu'on manifeste dans la rue et qu'on se fait éborgner par les CRS ! Cet abruti croit vraiment ça ?

Il n'est pas capable de comprendre qu'il n'est pas question de jalousie mais de justice ? On ne parle pas ici des 10% les plus riches, mais de tous ces exilés fiscaux qui ont su profiter du système social (éducation, santé, infrastructures de qualité) et qui refusent aujourd'hui de payer la juste part de leur réussite. On reproche aux plus fortunés de s'enrichir sur notre dos (contrats précaires, lobbying sur la loi travail, licenciements en touchant le CICE), sur le dos de la planète (polluer plus pour gagner plus), et sur le dos des libertés (business sur les données personnelles et la vie privée).

Non, Manu, tes richoux, on ne leur envie pas leur situation, on leur reproche leur impunité, leur « inéquité », leur sens moral douteux et leur ingratitude à l'égard d'un système dont ils sont les premiers bénéficiaires.

Encore combien de temps ce petit dieu va-t-il continuer à mépriser ceux qu'il représente ?

17. octobre 2017

5 euros pour sauver les riches

Alors que les pays riches exportent leurs maladies aux pays pauvres (diabète, obésité, cancers, maladies broncopulmonaires ou cardiovasculaires...), une autre maladie progresse de façon inquiétante sans que l'on souhaite y trouver de remède. Dans les pays riches, cette maladie qui arrive comme une lame de fond est la pauvreté.

Il ne viendrait à l'idée de personne de soigner un diabétique en lui faisant manger du sucre. On ne soigne pas un obèse avec un régime gras ou une bronchiopathie avec un paquet de clopes. Cela ne viendrait à l'idée de personne, non.

Il ne viendrait non plus à personne l'idée d'appauvrir encore un peu cette frange de la population la plus pauvre pour sauver l'économie. C'est pourtant ce qu'a fait le gouvernement de Jupiter : réduire de 5€ les allocations logement. Cela équivaut pour moi à l'augmentation de loyer des 4 dernières années.

Cela permettra environ 140 millions d'économies. Une broutille, surtout quand on imagine qu'il aurait suffi d'embaucher quelques contrôleurs fiscaux supplémentaires pour récupérer juste une partie des 80 milliards de la fraude fiscale en France...

Ou sinon, pour les récupérer, on pouvait aussi ne RIEN faire, puisque la réforme de l'ISF va nous coûter 30 fois plus cher que ces 140 millions ! Tout ça pour garder des patrons qui n'ont plus besoin de nous...

Comprenez bien, la pauvreté pourrait contaminer les riches, alors pour les épargner, Macron nous a fait un bouclier fiscal 7 fois plus cher que celui de Sarkozy. Ça mérite bien de titiller un peu les pauvres.

Je n'aime pas trop commenter l'actualité, surtout qu'avec Macron, ce serait un travail à plein temps. Les injustices qu'il nous colle ont presque déjà le poids du bilan de Hollande. Il est rapide le con. Mais parfois, il faut que je me lâche un peu, comprenez...

À quand le retour de la peste ?

- page 1 de 6