Politique

Nul envie de vous rebattre les oreilles avec de baratin gauchiste.

La société s'est dépolitisée, affaiblissant la simple opportunité de formuler une opinion argumentée. Résultat : on nous fait passer des lois complètement navrantes et nuisibles sans qu'on bronche. Les politiciens sont à côté de la plaque et n'ont plus aucune culture historique. Les citoyens peinent parfois à se faire une opinion sur ce qui se passe dans le monde.

Ils est question de se poser des questions simples et pointer du doigt certains événements, certaines croyances, et laisser ça mûrir dans votre esprit. Vous deviendrez alors gauchiste à défaut d'autre chose, puisque la politique est sortie du champ de la construction de la nation.

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25. mars 2020

COVID-19 : à qui la faute ?

Jupiter nous reproche de ne pas être très attaché au respect de ses ordres.

On lui accordera que les consignes données la veille du confinement ont du sens : sauver des vies. On ne sais pas trop comment, mais c'est louable. On imagine qu'en restant confiné, on n’attrapera pas le virus, on le regardera passer par la fenêtre, et une fois passé, on pourra ressortir. Les journaux ne nous expliquent même pas que le problème n'est pas d'éviter la contagion (pas directement), mais de sauver les hôpitaux.

Rester confiné ne tue pas le virus, cela ralentit la contamination. L'intérêt n'est pas réellement de « ne pas être contaminé », mais surtout, d'être « contaminé plus tard », pour limiter l'engorgement des hôpitaux. Car le problème est là (on le voit en Italie) : quand on a 2 malades et un seul respirateur artificiel, on le donne à qui ? Lequel des 2 malades on laisse crever ?

Alors Dieu Macron nous demande d'être confiné, nous dit qu'on est « en guerre » et ne réquisitionne pas les industriels concernés. Et ça sauverait des vies.

L'homme le mieux informé de France est pourtant au courant depuis au moins fin janvier du malaise, mais il s'est reniflé sous les bras la semaine dernière et il s'est dit « Allez, demain, les gens restent chez eux ». Comme des bons moutons qu'ils sont, depuis qu'ils acceptent l'inacceptable. Pas besoin de leur expliquer pourquoi, ils n'ont pas le choix.

Le confinement aurait dû être mis en place plus tôt : fermer les frontières aux marchandises et aux personnes aurait sauvé des vies. Parce que là, on nous a annoncé 2 semaines, mais je vous garantis qu'on en a pour au moins 1 mois, certainement plus. Les chinois en sont à 7 semaines...

Alors moi, avec des consignes aussi vides de sens, je trouve qu'on est très dociles. On obéît aux consignes d'un président qui parque les gens chez eux pour avoir voulu épargner le PIB.

D'accord Macron, on se confine. On le fait par sens du devoir, parce que pris à la gorge, on veut sauver nos proches.

On va retrouver les joies de la vie sans magasins, sans travail, sans gadgets inutiles... mais une vie sans les proches aussi. Une vie où on ne voit plus ses amis, où ne peut même pas dire adieu aux défunts. Elle nous coûte très cher sa prise de conscience tardive, sa religion économique.

Alors quand même, il faudra rendre des comptes après tout ça.

7. février 2019

Le Grand Débat, gros comme Macron

Vous n'apprendrez certainement rien dans ce billet. Oui, il m'arrive de répéter des évidences. L'évidence que je vais vous dire est que le « grand débat national » de Macron est un cul de sac, qu'il ne faut rien en attendre.

Macron est le roi de la poudre de perlinpinpin. Il nous promet qu'il a compris, qu'il va tenter un changement, mais il a déjà dit largement qu'il ne changerait « ni de cap ni de politique » (1). D'ailleurs, s'il avait « compris », pourquoi ferait-il un grand débat ?

Il a dit ça lors du remaniement. Il change son gouvernement pour que justement rien ne change. Et il a bien mis en application son entêtement. Après les manifestations des gilets jaunes, soutenues par la majorité des français, il s'entête. On a des morts, des estropiés. Il envoie les CRS et diffuse dans les médias les images de violences pour dissuader de manifester. Et comme il l'a fait à Notre Dame des Landes, il envoie tout ce qu'il a de forces sous la main. Aujourd'hui, on se retrouve avec à peu près autant de CRS armés que de manifestant désarmés (2 bâtons, une hache et quelques feux d'artifices face à 80 000 matraques, lacrymogènes, canons à grenades et autres armes défigurantes). Il met le paquet. C'est à se demander comment il fera quand il aura complètement laminé ce dernier pilier du service public.

Macron l'a illustré dans son discours aux gilets jaunes, où il a justement continué son programme en faisant croire qu'il avait compris. Et c'est là qu'il a parlé d'une grande concertation. Personne n'est dupe, au point que même la presse en parle (pourtant pas la première dans ce genre de situation) : tout le monde parle d'enfumage. Il est facile de voir que les questions posées à son débat sont très orientées et n'abordent pas du tout les problématiques soulevées par les gilets jaunes, l'ISF en tête. Ce grand débat est une façon de nous accuser de refuser le dialogue, alors qu'il nous le refuse depuis 2 ans. Une façon de nous faire croire qu'il est à l'écoute, alors que ses réunions n'ont JAMAIS amené la moindre concertation : il fait ce qu'il a prévu, point. Il dit qu'il écoute, et pendant qu'on parle, il fait ses lois iniques. Finalement, parler, ça nous occupe.

Cette concertation est prévue pour durer 2 mois. Si on ajoute le petit temps du bilan, un faux référendum et tout ça, il espère avoir quelques mois de répit, jusqu'aux européennes. C'est tellement gros !

Mais comme on sait d'avance que rien ne changera, pourquoi dialoguer ? Il est trop tard. Macron n'est plus crédible (l'a-t-il déjà été ?). Il a donné la preuve qu'il n'était à l'écoute de personne d'autre que les banques, il ne parviendra pas à inverser la vapeur.

À moins qu'il n"accepte de partir...

Je vous conseille la lecture de cette courte lettre en réponse à celle de Macron.

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(1) Sur Libération, Boursorama, Marianne, France24, etc.

11. décembre 2018

Macron, corrompu par nature

Quand il est possible de cumuler les corvées, je n'hésite pas à le faire. Par exemple, quand je dois descendre les poubelles, j'en profite pour descendre ce qui se recycle, le compost, le verre et le courrier à poster.

Hier soir, Macron parlait à 20h, alors j'ai sorti les chaussettes à repriser. Une corvée à la hauteur, puisque le tas augmentait depuis près d'un an : 17 chaussettes à repriser. En général, je n'écoute plus ce qu'il raconte, mais là, c'était un moment particulier. J'étais pressé de savoir s'il oserait nous refourguer son programme qui nous détruit à un moment aussi critique.

Je n'ai pas eu le temps de terminer ma 4ème chaussette que Macron avait déjà fini son texte. Douze minutes paraît-il. On peut dire que je ne reprise pas vite mes chaussettes (ma vue baisse). Mais surtout, ce qu'il avait à dire ne tenait pas en plus de 12 minutes. Heureusement que les commentateurs étaient là pour que j'atteigne 14 chaussettes. Je garde les 3 dernières pour son discours de départ.

Macron a commencé son discours avec des reproches aux gilets jaunes. Rien pour les morts et les estropiés. Il lui restait encore 10 minutes à remplir. Puis logiquement le passage dit « Zola » où il tente de faire pleurer dans les chaumières. Sarkozy était plus doué à ce jeu-là.

Son discours n'a abordé aucun des problèmes importants. Pas un mot sur l'écologie, la pauvreté, les SDF, le logement, l'avenir politique du pays, sur un changement de cap, et pire : pas un mot sur l'injustice sociale ou fiscale. Il n'a pas parlé des chômeurs, temps partiels, RSAstes ou autres personnes oubliées. Juste quelques retraités, car il vient de se rendre compte que c'est son fonds de commerce.

Il n'est pas revenu sur l'ISF (pourtant symbolique) ou l'injuste répartition de l'impôt. Il n'a rien repris aux plus riches, et les seuls cadeaux qu'il nous a fait le seront sur les caisses de l'État (ou de la Sécu), déjà trop maltraitées. Il augmentera le SMIC de 100€ sans toucher aux cotisations (pour un coût global de 2 milliards(1) ) et va défiscaliser les primes de cette fin d'année, permettant aux riches salaires d'en profiter encore plus. Carlos Ghosn pourra augmenter d'autant ses petites primes.

D'ailleurs, puisque le salaire sera augmenté de 100€, la baisse de cotisations devra nécessairement bénéficier à tous ceux qui touchaient déjà 100€ de plus que le smic. Le coût avoisinerait alors les 3,5 milliards. Macron a donc décidé de continuer à dépouiller l'État, derrière son masque de bienfaiteur. Car ces multiples milliards, il faudra bien les payer un jour. Apparemment pas sur l'ISF. C'est donc finalement encore un cadeau que Macron fait aux employeurs. Plus l'employeur est gros, plus le cadeau est gros.

Merveille des merveilles, il en profite pour défiscaliser complètement les heures supplémentaires. On lui réclame plus de justice fiscale et il nous ressort son vieux programme libéral d'injure fiscale, tout comme je le prédisais. Il n'en est plus à peindre la croissance en vert, mais à vider les caisses de l'État en nous disant que c'est ce qu'on veut. Sa malhonnêteté me dépasse. Stupide au point de nous croire aussi vénaux que lui. Méchant au point de nous narguer jusque dans son trou.

Macron a tenté le coup de payer quelques uns pour diviser le mouvement. De la poudre aux yeux pour nous faire oublier l'injustice. Un petit chèque pour qu'on se taise. Il pense les français corrompus.

On va lui montrer qui est corrompu, ici.

PS : il a parlé de proportionnelle, de vote blanc et de quelques conneries, mais rien de concret, je n'ai donc pas abordé ces aspects.

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(1) estimation sur 1,65 millions de smicards x 1200€/an, l'argent vient soit de la Sécu, soit de l'État.

1. novembre 2017

Jaloux comme Jupiter

Il a récemment déclaré que les pauvres seraient jaloux des riches. Jaloux ?

« Qui éprouve une envie mêlée de dépit à voir un autre jouir de ce que lui-même désire sans le posséder ni pouvoir l'obtenir. » Académie française.

Jaloux de quoi ? Il est vrai qu'un pauvre aimerait plus d'argent, une meilleure considération, moins de stress lié aux aléas de la vie, une meilleure visibilité dans le temps, habiter chez soi, dans une belle maison. Oui, on est peut-être un peu envieux de ça. Mais jaloux ? Il le voit vraiment là le problème ?

Macron Ier n'est même pas capable de voir le vrai problème ? On n'est pas jaloux de ceux qui ont une maison ou un travail ! C'est pas pour ça qu'on manifeste dans la rue et qu'on se fait éborgner par les CRS ! Cet abruti croit vraiment ça ?

Il n'est pas capable de comprendre qu'il n'est pas question de jalousie mais de justice ? On ne parle pas ici des 10% les plus riches, mais de tous ces exilés fiscaux qui ont su profiter du système social (éducation, santé, infrastructures de qualité) et qui refusent aujourd'hui de payer la juste part de leur réussite. On reproche aux plus fortunés de s'enrichir sur notre dos (contrats précaires, lobbying sur la loi travail, licenciements en touchant le CICE), sur le dos de la planète (polluer plus pour gagner plus), et sur le dos des libertés (business sur les données personnelles et la vie privée).

Non, Manu, tes richoux, on ne leur envie pas leur situation, on leur reproche leur impunité, leur « inéquité », leur sens moral douteux et leur ingratitude à l'égard d'un système dont ils sont les premiers bénéficiaires.

Encore combien de temps ce petit dieu va-t-il continuer à mépriser ceux qu'il représente ?

17. octobre 2017

5 euros pour sauver les riches

Alors que les pays riches exportent leurs maladies aux pays pauvres (diabète, obésité, cancers, maladies broncopulmonaires ou cardiovasculaires...), une autre maladie progresse de façon inquiétante sans que l'on souhaite y trouver de remède. Dans les pays riches, cette maladie qui arrive comme une lame de fond est la pauvreté.

Il ne viendrait à l'idée de personne de soigner un diabétique en lui faisant manger du sucre. On ne soigne pas un obèse avec un régime gras ou une bronchiopathie avec un paquet de clopes. Cela ne viendrait à l'idée de personne, non.

Il ne viendrait non plus à personne l'idée d'appauvrir encore un peu cette frange de la population la plus pauvre pour sauver l'économie. C'est pourtant ce qu'a fait le gouvernement de Jupiter : réduire de 5€ les allocations logement. Cela équivaut pour moi à l'augmentation de loyer des 4 dernières années.

Cela permettra environ 140 millions d'économies. Une broutille, surtout quand on imagine qu'il aurait suffi d'embaucher quelques contrôleurs fiscaux supplémentaires pour récupérer juste une partie des 80 milliards de la fraude fiscale en France...

Ou sinon, pour les récupérer, on pouvait aussi ne RIEN faire, puisque la réforme de l'ISF va nous coûter 30 fois plus cher que ces 140 millions ! Tout ça pour garder des patrons qui n'ont plus besoin de nous...

Comprenez bien, la pauvreté pourrait contaminer les riches, alors pour les épargner, Macron nous a fait un bouclier fiscal 7 fois plus cher que celui de Sarkozy. Ça mérite bien de titiller un peu les pauvres.

Je n'aime pas trop commenter l'actualité, surtout qu'avec Macron, ce serait un travail à plein temps. Les injustices qu'il nous colle ont presque déjà le poids du bilan de Hollande. Il est rapide le con. Mais parfois, il faut que je me lâche un peu, comprenez...

À quand le retour de la peste ?

5. septembre 2017

Pourquoi Macron me dérange-t-il tant ?

La rentrée arrive, le soleil s'en va, et on prétend que l'été dure jusqu'au 21 septembre. Macron, lui, n'a pas chômé.

On ne va pas se mentir, je n'attendrai pas 5 ans pour le pourrir sur la mesure de son bilan. Ses rares promesses sont déjà sidérantes. Ma seule consolation est de ne pas avoir cautionné ça par un vote.

Mais quelque chose d'absolument insoluble fait que cet homme ne peut rien donner de bon. Il est viscéralement incompétent à ce poste. Je ne ferai pas le tour de mes reproches, mais il y a une donnée, une simple donnée qui résume ce drame.

Ce qui rassemble un pays, ce ne sont pas les données climatiques, pas la langue (parlée jusqu'en Inde), ce n'est plus l'appartenance à un peuple depuis les invasions barbares. Ce qui fait une nation, c'est ses lois. C'est la portée géographique de nos lois qui définit nos frontières. Ces lois sont (en principe) décidées démocratiquement. C'est en tout cas le cas dans une démocratie. Le peuple décide des lois auxquelles il accepte de se soumettre. Il décide de ces lois en fonction de ce qu'il croit bien ou mal.

C'est cette vision morale qui fait que l'on se reconnaît dans une nation. Et le Président est garant de la République, de nos valeurs morales. Encore faut-il qu'il ait cette notion.

Nicolas Sarkozy avait cette notion, mais il s'en foutait, assumant son arrivisme. François Hollande, l'avait aussi, et a tout foiré, certain d'avoir bien agi.

Mais Emmanuel Macron n'a pas ce souci moral. C'est un homme d'affaires dont le seul but est de manipuler son adversaire pour lui faire passer un arrangement comptable. Et l'adversaire, aujourd'hui, c'est nous. Il n'a pas le souci de l'égalité sociale, la santé, l'écologie, la vie privée, l'injustice... Lorsqu'il passe des lois, ce n'est pas pour le bien des français, mais de l'économie. Le problème de Macron, c'est qu'il est prêt à sacrifier les français sur l'autel de l'économie.

Par contre, tout ce qui n'est pas économique, il s'en tape. NDDL, par exemple, je pense qu'il s'en fout : il pourrait même lâcher du lest. Les vaccins, ça fait du PIB. Les voitures électriques aussi. Et pour les guerres, il suivra l'OTAN, pour sauver le pétrole.

Ne comptez surtout pas sur lui pour prendre un risque du type Ayrault, et ne pas aller en Irak quitte à se fâcher avec les États Unis. Non, il préférera se fâcher avec un pays pauvre... Avec un peu de chance, Trump sera assez mauvais pour que Macron s'en rende compte.

Il préférera se fâcher avec tous les français qui sont pauvres et ne rapportent pas de PIB. Il n'a pas de sens moral. Ce jeune garçon a 5 ans pour l'apprendre... et nous laisser tranquilles !

9. mai 2017

Vous en reprendrez bien pour 5 ans ?

Alors que la cote de popularité de François Hollande a battu des records d'abîme (pire que Sarkozy), qu'il n'a réalisé aucun des engagements qui ont fait élire l'ennemi de la finance, la France vient d'élire l'un de ses morpions : celui qui a les pires penchants libéraux dénoncés depuis 5 ans, le responsable de la loi travail et Macron.

« Il fallait bien éviter le Front National » ? On y va tout droit. Et plus sûrement avec lui que si Marine Le Pen était élue aujourd'hui sans pouvoir gouverner.

Les électeurs de Macron ne sont même pas vraiment convaincus de leur propre choix. En effet, si on regarde le premier tour, censé être le vote du cœur, son électorat ne représente pas « 24% des Français » comme on nous le dit en oubliant les votes non exprimés, mais seulement 8,6 millions Français.

Certains pourraient dire que ce n'est pas si mal, sauf si on observe cette étude qui informe que le vote Macron n'est pas un vote d'adhésion : seuls 39% des votants ont vraiment voté selon un candidat qu'ils soutiennent (*). Les autres ? Le vote utile. La peur bleu de Marine. Le FN qui peinera toute sa vie à passer le 2nd tour a encore été une menace suffisante pour que les Français trahissent leur vœu dès le 1er tour. Ce ne sont finalement que 3,4 millions de Français qui ont voté Macron par conviction.

En quoi croient-ils (à part ses beaux yeux bleus) ? J'ai beaucoup entendu qu'un président jeune ferait du bien à la jeunesse (alors que la jeunesse s'en détourne précisément en votant... Mélenchon ! ). Macron n'a pas croisé un « jeune » depuis le CM2, n'a pas d'enfant, sait-il seulement ce qu'est un jeune ? Quand il est  face aux jeunes, c'est pour s'engueuler avec ou s'en protéger. Macron ne les connaît pas, il a fait Henri IV, l'ENA, HEC est a directement travaillé pour Rotschild. Sa campagne s'est faite loin des quartiers sensibles et des T-Shirts.

Ce type nous a même fait l'insulte d'utiliser au mot près la même profession de foi pour les deux tours ! Comme si aucun élément marquant n'était ressorti du 1er tour. Refaire un tract pour cette fonction vitale pour nous tous est fatiguant ? Il n'a rien à dire ? Non. Ce type nous méprise à ce point qu'il assume se torcher avec tous les inscrits qui votent pour lui « à défaut de mieux ». Car au final, sur 47,5 millions d'inscrits, seulement 7,6% d'entre eux ont voté par adhésion (ne serait-que pour ses yeux bleus). Et encore, avec les non inscrits, cela descend à 6,9%.

Il peut se vanter d'avoir fait un peu mieux au 2nd tour, en nous mettant le pistolet du FN sur la tempe. Il n'empêche qu'il n'a jamais existé autant de votes blancs + nuls + abstention à une présidentielle en France (malgré Le Pen).

Espérons que le type de scrutin des législatives arrivera à lui bloquer la route. Mélenchon a encore une partie à jouer, et pas des moindres. Un vote massif des insoumis peut encore sauver la mise.

Les syndicats sont sur les dents, ils ont déjà commencé à manifester alors que le cul de Macron n'est pas encore sur le trône. Hors de question de lui faciliter la vie. Et puis Hollande nous a bien chauffés, on est prêts.

Le plus dur pour Macron, quoi que je dise, sera quand même de parvenir à me décevoir. Ce type est taillé pour gagner un peu d'estime à mes yeux... il en manque tellement qu'il ne peut en perdre. Mais j'avoue ne pas être tranquille. Car s'il a réussi à se faire élire sur de belles photos, des phrases vides, pas de programme, une campagne illégale et choquante, alors peut-être que je n'imagine pas encore de quoi il est vraiment capable.

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(*) En comparaison, Mélenchon a 69% de votes d'adhésion, ce qui représente 4,9 millions de votes, soit presque moitié plus que Macron.
 

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