27 mars, 2017

L'opération Sentinelle

François Hollande a mis en place l'opération sentinelle suite aux attentats contre Charlie Hebdo. Deux ans après, on y est toujours, comme on est toujours en état d'urgence, comme il y a toujours 21 personnes assignées à résidence sans que la justice n'ait eu à leur reprocher quoi que ce soit. Tout comme Vigipirate, toujours actif, 20 ans après sa mis en place.

L'opération sentinelle, c'est plus de 10 000 militaires répartis sur le territoire, pour surveiller des points chauds (écoles, musées...). Ces sentinelles n'ont jamais empêché le moindre attentat. Les seules agressions qu'elles ont neutralisées, ce sont des attaques contre elle-mêmes. Faire de la présence en ville abaisse leur taux d'entraînement et épuise ces militaires délocalisés. Qu'on aime l'armée ou pas, on préfère les savoir en pleine forme le jour où on a besoin d'eux.

Car les militaires ne sont pas dédiés à des missions de surveillance en ville. Et leur mission consiste finalement surtout à devenir des cibles, car ces militaires n'ont pas le moyen de connaître la source du danger tant que ce danger ne se manifeste pas (en les attaquant par exemple). Les sentinelles sont des cibles vertes faciles à identifier, que l'on pose en ville avec des armes puissantes, censées rassurer les populations pour un budget de 1 million d'euros par jour (donc 700 millions d'euros pour le moment). Et au lieu de nous rassurer, je parie que ces militaires maintiennent finalement l'inquiétude des populations sur un événement imprévisible par définition.

Si un terroriste veut une arme, il sait maintenant où la voler.

Les éléments de ce billet ne sont pas les idées farfelues d'un gauchiste qui déteste l'uniforme, je les ai repris de Michel GOYA, « ancien Colonel des Troupes de Marine » et dont les fonctions aujourd'hui se situent au niveau du conseil et de l'analyse des conflits. Vous pouvez retrouver ces éléments sur son blog.

Vouloir de la sécurité n'implique plus d'user l'armée française dans cette mission de communication au long cours. Mettre l'armée en ville est juste bon à créer un climat de « guerre civile », ce qui est délétère.

24 mars, 2017

Les lampes LED

Après le progrès tout ce qu'il y a de plus douteux de la vente des lampes fluocompactes, le progrès suivant concerne les lampes à LED. On peut même penser que les fluocompactes seront rapidement interdites à la vente compte tenu de l'intérêt relatif des lampes à LED.

Les LED semblent avoir un spectre lumineux bien mieux équilibré que les fluocompactes avec une lumière plus agréable. Ces éclairages ont l'avantage de s'allumer instantanément, et de consommer autant que les fluocompactes, avec l'avantage que de gros progrès sont encore à espérer de ce point de vue. En revanche, elles ont le défaut d'amener des pollutions électromagnétiques (comme les fluocompactes). Ces lampes sont enfin assez résistantes aux chocs.

Recyclage :
Même si leur espérance de vie est prévue pour être longue (ce qui reste à évaluer, puisque Recylum en a déjà reçu 10 tonnes en 2014), leur filière de recyclage n'est pas encore vraiment au point (tous les composants ne sont pas encore recyclés). Notamment, 2% ne sont actuellement pas recyclables (probablement l'électronique). Aussi, les produits dérivés (lampes haut-parleur ou éléments décoratifs) seront autant de cas particuliers à prendre en compte. Finalement, cette filière posera le même problème que celle de tout le matériel électronique.

Ultraviolets (UV) :
Les LED ont tendance à émettre sur un spectre très large, incluant des UV, qui peuvent se révéler nocifs pour les yeux des enfants ou des personnes photosensibles. Par prudence, il semble préférable d'éviter les éclairages LED « blancs », qui risquent d'émettre trop d'UV.

Le papillonnement :
Nouveau problème qui n'existait pas avec les autres éclairages, ce papillonnement est en fait un scintillement très rapide de l'éclairage. Le courant électrique étant alternatif, il émet une tension nulle 100 fois par seconde (sur le 50Hz). Si une ampoule LED est de mauvaise qualité, son éclairage pourra varier de tout à rien 100 fois par seconde, ce qui est très fatiguant à la longue. Aucune des ampoules que j'ai testées n'avait ce défaut. Les bonnes ampoules ont au contraire un éclairage très stable, plus que sur n'importe quel autre type d'éclairage. Je vous conseille ce site qui vous donnera des explications détaillées sur ce problème.

Le progrès avance, et vous me savez méfiant. Je pense que cette solution est probablement enfin cohérente, à supposer que des filières de recyclage deviennent efficaces et que ces lampes tiennent bien leurs promesses en terme de longévité, ce qui ne serait pas pour rendre service aux fabricants. Restons donc vigilants.

21 mars, 2017

Les lampes fluocompactes

Lorsque j'ai commencé à me poser la question, on était en 2007. Je venais d'emménager dans un nouvel appartement, et j'ai décidé de me mettre à ces fameuses lampes fluocompactes dont les prix commençaient à baisser.

Il en existait de tous les prix, et j'ai tenté 3 modèles pour me faire une opinion, de l'entrée de gamme à la lampe de marque pour comparer. Ces ampoules étaient plébiscitées par les mouvements écolo, Greenpeace en tête faisant un happening avec un rouleau compresseur qui écrasait des ampoules classiques (au tungstène).

Mais mon intuition me dictait qu'il était quand même aberrant d'écraser des ampoules fonctionnelles, pour les remplacer par d'autres très compliquées à fabriquer (entortiller un tube de verre demande pas mal d'énergie) et pleines d'électronique (forte pollution électromagnétique) et de mercure (jusqu'à 5 mg), au point d'en faire un déchet dangereux.

Je n'ai pas été plus passionné par cette techno lors de son utilisation, lui reprochant sa lenteur d'allumage, une puissance d'éclairage inférieur à ce qui est promis (ma 18W équivalent 100W éclairait comme une mauvaise 60W), et le pire : des couleurs vraiment horribles (j'ai mis plusieurs jours à m'habituer au contraste avec les couleurs de mon écran de PC). On dit aussi que des UV de cette lampe seraient nocifs aux yeux sensibles.

Le fait est que ces lampes qui prétendent durer longtemps ne résistent pas trop aux cycles d'allumage répétés, au point que l'on doive choisir de ne pas trop les éteindre (et consommer plus) ou risquer d'avoir à les changer aussi souvent qu'avant. Surtout quand on sait que la courte longévité des ampoules classiques n'est liée qu'à une entente entre fabricants.

On a donc interdit à la vente des lampes non toxiques, pour nous obliger à acheter des lampes blafardes, polluantes (mercure, électronique, CO2), nécessitant une chaîne de recyclage dédiée dont le non-respect contamine 81 000 m³ d'eau chaque année (car on n'a recyclé que 43% de ces lampes en 2015).

Voilà ce que donne l'écologie quand elle est dictée par l'industrie. Parce que si les ampoules au tungstène, consomment davantage d'énergie à l'utilisation, l'économie globale est de l'ordre de 0,6 à 1,2% d'électricité seulement (donc un impact de 0,1 à 0,2 sur les émissions annuelles). Ça vaut bien le coup de balancer du mercure partout.

La prochaine fois, on parlera des lampes à LED.

18 mars, 2017

Travaille, obéis, consomme

Vous vouliez voter pour Coluche, mais il a retiré sa candidature après que son régisseur meure de 2 balles dans la nuque ? Difficile de choisir parmi tous les candidats de 2017 ?

Il en est un qui se distingue particulièrement avec un programme vraiment tendance : c'est Alessandro Di Giuseppe.

Il a réussi à trouver sans mal les 500 signatures de mères. Il est un prêcheur de l'Église de la Très Sainte Consommation.

Voyez ci-dessous son clip de campagne :

Donc pour découvrir cet honnête « présidictateur », allez sur son site de campagne.

Vous découvrirez qu'il est contre la séparation du MEDEF et de l'État, pour (p)rendre le pouvoir au peuple, un toit pour tous... ceux qui en ont les moyens et plein d'autres grandes réformes !

 

16 mars, 2017

L'argent lyophilisé

Big Brother sait tout sur vous. C'est sa raison d'être. Big Brother ne supporte pas l'idée que l'on puisse avoir des échanges sans l'en avertir. Il veut tout savoir. Et sa paranoïa le pousse à s'inquiéter sitôt qu'il rate une conversation, un simple échange. Il met des caméras dans les rues pour être certain de voir à qui on parle, et même peut-être un jour, ce que l'on se dit. Il a mis dans nos poches des téléphones dont l'intérêt est de tout raconter sur nous : qui on connaît, ce qu'on se dit, quand et où, où nous allons, quels sont nos goûts en matière de tourisme, d'applications ou de navigation web, il y a même eu des projets pour en faire un moyen de paiement et tout savoir de nos menus achats.

Mais il y a encore quelque chose qui résiste à Big Brother : notre argent. Il est sous forme de papier, métallique, dans nos poches, on se le passe de main en main, on se doit de l'argent, on achète du pain, on boit un coup, on offre une tournée... autant de dépenses que Big Brother n'arrive pas à voir.

Il ne les voit pas parce que cet argent lui est invisible. Il essaie de nous mettre le paiement sans contact dans les pattes pour saisir des dépenses infimes, mais il reste encore beaucoup trop d'argent liquide à s'écouler dans l'économie. Alors, il faut dessécher l'argent en interdisant le papier, en centralisant toutes les transactions, en plaçant le bug informatique en haut du système.

Big Brother avance à grands pas. Il a un projet : interdire l'argent qu'il ne voit pas. L'Inde semble un bon terrain d'expérimentations. Vaccins tueurs, fichier biométrique, et maintenant, suppression de l'indépendance des moyens de paiement. Ils l'ont fait, c'est concret.

Savez-vous qu'il a aussi programmé d'aborder ce sujet en 2018 à Bruxelles ? On se méfiait déjà des crayons, maintenant, on se méfie du papier.

Des mesures ont déjà été prises, avec la disparition progressive du billet de 500€, qui sera certainement suivie par celle des autres billets les uns après les autres. Et d'autre part, en France, en abaissant l'utilisation d'espèces à des sommes de maximum 1000€ dans les commerces. D'autres initiatives déjà en place pour interdire l'argent liquide dans certains commerces au Danemark.

La lutte contre la délinquance n'est évidemment qu'un prétexte (mais attendez-vous à ce que le prix de certaines devises, de l'or et des pierres précieuses augmente quand même à moyen terme). Sous ce prétexte, on est encore prêt à prendre en otage les libertés de 65 millions de français innocents.

L'état d'urgence nous y a habitués, nous bêlerons un peu, ça passera, et Big Brother saura qu'il peut aller encore plus loin.

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