Encore une liberté perdue avec l'impôt

C'est criant de vérité : on perd des libertés et l'état glisse vers l'autoritarisme. La démocratie est réduite à un simple vote tous les 5 ans et elle ne permet pas de filtrer les menteurs ou même les élections illégales (voir les comptes de campagne de Macron qui ne font l'objet d'aucune enquête). Les référendums ne sont même plus respectés. C'est à présent l'Europe qui décide de nos lois, dans une assemblée pour laquelle on compte plus de lobbyistes que de députés.

On nous retire même le droit de penser. Car penser demande de s'informer sans le regard des autres. Mais toutes nos navigations Internet sont dorénavant espionnées par le gouvernement, depuis Hollande. Même nos appels peuvent l'être sans l'autorisation d'un juge. Pire : le gouvernement peut censurer des sites sans avoir à se justifier, sans même prévenir l'intéressé (toujours pas de juge), mettant ainsi sous coupe réglée la liberté d'expression publique. Et ce qui reste de médias est aujourd'hui sous la coupe des gros intérêts financiers.

Le dernier rempart de la démocratie s'exprimant dans la rue, on le voit aujourd'hui avec les gilets jaunes, le gouvernement commence à vouloir faire des lois de circonstance pour juguler le droit de manifester. Non seulement Castaner menace les manifestants alors que cette liberté est garantie par la Constitution, mais il envoie tellement de policiers, toujours plus violents, avec des milliers d'arrestations injustifiées, que le simple principe de manifestation est en danger. Avec les nouvelles lois, il faudra même montrer patte blanche avant de marcher dans la rue.

Et pour finir, le degré zéro de la contestation vient de nous être supprimé : celui de refuser de payer l'impôt. Certes, l'impôt est dû. Mais cela restait un dernier rempart de contestation pacifique. On appelle ça la « résistance fiscale ».

Mais avec le prélèvement à la source, même cette dernière possibilité nous est retirée. L'État se sert sur votre argent avant même que vous ne le touchiez. C'est finalement votre salaire qui est conditionnel, pas celui de l'État (sauf si vous êtes très riche évidemment).

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, Art. 14.
Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Techniquement, le dernier moyen de contester la teneur de l'impôt, c'est de travailler au noir. Admettez quand même que ça la fout mal de travailler au noir pour défendre le service public...

Commentaires

1. Le 4 mars, 2019, 10h16 par l5

La "résistance fiscale" est interdite selon l'article wikipédia indiqué en lien (qui renvoie vers un texte de loi de juin 2015 et d'autres plus anciens)

2. Le 5 mars, 2019, 1h09 par le gauchiste

« Certes, l'impôt est dû.»

Mais si la résistance fiscale est interdite, elle était encore « techniquement » possible il y a peu. Il devient maintenant impossible de « consentir librement à l'impôt ».

Il y a une différence entre interdire le meurtre et attacher les bras de tous les gens pour qu'ils ne puissent techniquement pas tuer. C'est sûr, ça règle le problème du meurtre. Mais à quel prix ? À quand un scénario à la Minority Report ?

La plupart des révolutions sont illégales, mais « techniquement » réalisables, comme à NDDL par exemple, où la légitimité des contrevenants a eu gain de cause.

Nombre de personnes demandaient un délai de paiement parce qu'elles n'avaient pas de quoi payer, délai souvent accordé. C'est maintenant impossible. On ne choisira plus entre faire les courses ou payer les impôts. On paiera les impôts avant de toucher l'argent, puis la nourriture si Macron le veut bien.

Les lois nous interdisent de plus en plus de choses, mais l'État se met aussi à nous contrôler de plus en plus, rendant toute rébellion impossible. C'est dangereux. C'est presque un appel à la violence, dernier rempart des persécutés.

Comme des manifestations qui deviendraient violentes sous prétexte qu'elles ne sont pas écoutées ?

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