15 janvier, 2020

Soutien au référendum sur la vente d'ADP

Vous rappelez-vous que Macron vend notre patrimoine et nos frontières au privé ? Si ce n'est pas le cas, il faut lire ces articles : Bastamag, Le Monde, HuffingtonPost

Pour enrayer ce processus, les députés ont réussi à imposer un appel à soutien pour un Référendum. Une sorte de pétition nationale pour avoir au bout un référendum.

Je vous incite donc très fortement à le signer pour soutenir le Référendum d'Initiative Populaire. L'enjeu n'est pas encore de refuser cette vente, mais déjà d'imposer par les urnes un référendum national sur la question. Il faut au moins qu'elle soit tranchée publiquement. Ce n'est pas une pétition d'un site louche, c'est sur le site du gouvernement (mais je vous accorde qu'il devient louche, ce gouvernement).

Macron a dépensé un pognon de dingue pour promouvoir son « grand débat », et il sabote de RIP qu'il est pourtant censé organiser. La Constitution l'y oblige. Il est clair qu'il traîne la savate, il n'aime pas avoir à s'exécuter. Il récolte les signatures sur un site qui pose problème à pas mal d'internautes, et maintenant, on apprend qu'il a magouillé avec la Directrice de Radio France (qui lui doit son poste) pour refuser la diffusion de la publicité d'un groupe soutenant le RIP !

Rien que pour cette raison, cela mérite que tout le monde signe.

Cela se passe sur ce site

Quelques conseils si vous avez du mal à signer (voir l'annexe 2 en bas de page). Moi, je n'ai pas eu de problème, mais apparemment, ce n'est pas le cas de tout le monde.

11 janvier, 2020

Un SDF abattu par la police

Je n'ai évidemment pas tous les éléments de l'enquête, car comme toujours dans ce genre d'affaire, on le sait en lisant la presse, et la presse ne sait pas grand chose. Je fais référence à cet article.

Je sais seulement qu'un SDF a eu une attitude « suspecte », la police est alors appelée. Le type s'arme avec une... une « scie rouillée » (!?!). Là, les flics (on ne connaît pas leur nombre, mais ils ne sont jamais moins de 3 ou 4) ne trouvent pas d'autre moyen pour l'arrêter que de le tuer. Bilan : 7 balles ! Plusieurs ont touché le type.

Les questions qu'on peut raisonnablement se poser :
- Pourquoi a-t-il fallu 7 balles pour arrêter le type ? Les 6 premières ont tapé à côté ? L'entraînement au tir des policiers est-il de qualité ?
- Comment se fait-il qu'un déjanté armé d'un truc probablement trouvé dans une poubelle représente une menace telle qu'il faille le tuer ?
- Trois (ou 4) policiers sont-ils absolument incapables de maîtriser un type fou et pas vraiment armé ?
- Quid du taser tellement en vogue ? Il n'avait plus de piles ?

Je trouve que ce simple fait divers est révélateur d'une époque. Je ne sais pas si les flics ont bien fait leur boulot. Je ne sais pas s'ils avaient des problèmes de surcharge de travail, de manque de matériel, de formation. Mais ces événements deviennent assez courant je trouve. Cela me rappelle une histoire d'un type pris de panique la nuit et devenu comme fou, armé d'un couteau de cuisine. Il a été abattu de plusieurs balles : aucune de face.

Les bavures sont nombreuses (on peut parfois en juger par les vidéo en manif, malheureusement jamais dans les commissariats de police), mais les condamnations des policiers en exercice sont exceptionnelles. C'est troublant.

Et que dire des autres, Wissam El-Yamni, Allan Lambin, Mehdi, Bilel Elabdani, Hocine Bouras, Nabil Mabtoul, Joseph Guerdner et plein d'autres ? Et que dire de tous ces gilets jaunes maltraités par la police ? Pas seulement les éborgnés et les amputés, mais les innombrables blessés que la police laisse sans rendre de compte non plus ? Car aucun chiffre officiel n'est disponible sur ces abus.

Ce monde devient fou. La Police n'est plus au service de la paix, mais de l'ordre social. Sans doute pour ça qu'on ne l'appelle plus « gardien de la paix » mais « force de l'ordre ». Comptons sur l'IGPN pour les couvrir.

La morale de l'histoire, c'est que si vous êtes policier et ne voulez pas attraper le tétanos, utilisez votre arme à feu.

PS : Hop, une dernière pour la route...

27 décembre, 2019

Pesticides dans l'immeuble

Hier, en allant chercher mon vélo au sous-sol, je sens une forte odeur de brûlé. On a déjà eu des squatteurs, alors je fais un petit tour d'inspection pour voir si un feu de camp n'aurait pas été improvisé... rien. Et puis j'entends un bruit que je reconnais... comme celui d'un poste à souder.

En fait, ce sont les jardiniers qui désherbaient. Ils ont troqué la binette pour des chalumeaux. Aujourd'hui, les professionnels de la verdure désherbent au lance-flammes.

Les normes environnementales ont progressé depuis les années 70. Maintenant, plus de pesticides dans les espaces verts de l'immeuble ! C'est la loi. On n'a plus le droit d'en utiliser depuis 2017.

J'imagine qu'il s'agit d'un progrès. Je ne suis peut-être pas fort en chimie, mais je doute que cramer les herbes folles soit vraiment un bienfait pour les générations à venir. Pas certain non plus que le bilan carbone soit vraiment meilleur qu'avec les pesticides. L'un et l'autre sont finalement 2 façons distinctes d'utiliser du pétrole pour « nettoyer » les allées et le parking.

Pareil pour les feuilles mortes : plus de balayeurs, le métier est trop pénible ! On utilise des souffleurs à essence. C'est comme un canon de CRS, mais avec un moteur de tondeuse. Ça fait du bordel tout le temps (les opérateurs ont un casque sur les oreilles), et ça souffle très fort. Le jeu consiste donc à pousser les feuilles en un unique tas. Mais généralement, il faut passer 2 fois : une fois pour sécher les feuilles, une autre pour les décoller du sol. Ça prend peut-être un peu moins de temps qu'avec des balais, mais pas tant que ça. Avec 2 « jardiniers », il faut quand même une demi-journée pour faire tout le parking.

J'ai même vu une fois un tracteur avec soufflerie géante intégrée venir dans une cour d'école pour souffler les feuilles de la cour de récré. Rien que le déplacement du tracteur, ça devait prendre plus de temps qu'un coup de balai...

Et puis j'espère que les ouvriers ne trinquent pas trop, avec ça sur le dos tout la journée... parce que la planète, elle trinque. À nous faire regretter d'avoir laissé des arbres.

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(1) En fait, ces sortes de chalumeaux ressemblent étrangement à des lance-flammes. On appelle ça pudiquement du « désherbage thermique ».

20 décembre, 2019

On nous vole notre argent !

Je vous avais déjà dit mon émoi devant le fait qu'il soit devenu impossible (à quelques exceptions symboliques près) de payer ses impôts en espèces (pièces et billets).

Notamment, je pointais la menace qu'il existait à vouloir supprimer l'utilisation de l'argent liquide au profit d'autres moyens de paiement traçables, rendant impossible toute préservation de la vie privée, surtout maintenant que de nombreux services publics ont la possibilité de voir le détail des écritures sur le compte de chaque français.

Le billet de 500€ est en passe de disparaître (on ne l'imprime plus et on jette ceux qui reviennent à la banque), les paiements en espèces sont interdits au-delà-de 1000€. Quelle sera la prochaine étape ? Les billets de 200€ ? La prison si on possède de l'argent liquide ?

Non, plus subtil. La Belgique retire de la circulation les pièces de 1 et 2 centimes. Elle demande aux commerces d'arrondir les transactions en espèces. Ainsi, si vous devez payer 1,13€ à la boulangerie, la loi vous obligera à payer 1,15€. L'arrondi se fait au plus proche, donc 1,12€ devient 1,10€. Les pièces sont trop chères à produire pour ce qu'on en fait.

On aurait pu décider d'interdire les cartes bleues pendant les forts pics de consommation d'énergie, mais non.

On est à une période où produire les mêmes pièces pour 27 pays, avec les économies d'échelle que l'on sait revient trop cher. On a une monnaie forte, mais pas assez pour se payer des centimes. Ça me rappelle un peu cette période de forte inflation, de 1920 à 1960 où on ne frappait plus de pièces de 1 et 2 centimes. C'était l'époque des « anciens francs ». Les pièces commençaient à 5 centimes.

Donc pareil, mais sans l'inflation, ça doit être grave.

15 décembre, 2019

Cachez ce pauvre que je ne saurais voir

Cachez ce pauvre...

Malgré les promesses de Macron Ier, la pauvreté ne baisse pas en France. C'est alarmant. Pire, elle progresse.

« Je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd'hui sans abri. » (vœux 2018)

Alors c'est un peu comme pour le chômage, pour ne pas avouer qu'il augmente, on bricole les chiffres. On change la définition d'un chômeur, on les radie, et puis on crée des formations sur le pouce pour les sortir des statistiques en urgence.

Le meilleur moyen de rayer les pauvres de la carte, c'est de brûler la carte. C'est ce que prévoit de faire Macron en supprimant purement et simplement l'observatoire de la pauvreté. C'est assez peu relayé dans la presse en fait. Cet observatoire a par exemple permis d'apprendre qu'on a un demi-million de pauvre en plus cette année... l'année de la promesse de Macron.

Cachez cette injustice...

Un autre qui va disparaître, c'est l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Il était moins connu que le précédent, mais publiait quand même des rapports intéressants. Mais ils le dégagent pour simplifier (je ne veux voir qu'une tête hop !). Ses missions seront remplies par l'INHESJ que tout le monde connaît. Il est certainement compétent pour cette mission, mais j'ai tendance à me méfier des fusions de l'État (ANPE + Unedic = Pôle Emploi par exemple, simple réflexe...).

Cachez ces prisonniers...

Encore un autre observatoire (qui n'a rien à voir) : celui des prisons. Lui, ne dépend pas de l'État. Enfin, pas directement. Il souffre d'une chute drastique de ses subventions publiques. Comme ça, hop, trop cher maintenant qu'il n'y a plus d'ISF.

« En cinq ans, l’OIP a perdu
66 % de ses subventions publiques. »

Lui, on peut encore le sauver en lui apportant une contribution. C'est ici que ça se passe.

Heureusement, l'observatoire des inégalités n'est pas en danger. Mais il a aussi besoin d'argent, prix de son indépendance.

Voilà voilà, on tente de cacher sous le tapis les pauvres et les prisonniers. C'est pas beau tout ça... il est peut-être temps de créer un observatoire du libéralisme économique pour montrer sa nuisance ?

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