14. juin 2021

L'aubaine de l'attaque de Rambouillet

Vous vous rappelez cette actualité ? On l'a oubliée, et c'était pourtant il y a moins de 2 mois.

Un policier avait été tué par un dangereux islamiste radical. Un type armé d'un sac cabas et d'un couteau aurait tué cette femme flic alors qu'elle retournait au poste de police. Le genre de crime qui ne lui laissait aucune chance. Presque un suicide en fait. D'ailleurs, il paraît qu'on parle maintenant de suicide par policier interposé : tout faire pour se faire abattre par un policier armé.

Les islamistes radicaux (parce qu'on ne parle plus simplement de terroristes) sont de moins en moins équipés. En fait, ils commettent leurs méfaits avec des objets qu'il devient impossible d'interdire : couteau, véhicule, coupe-ongle bientôt... ? Au point que faire diversion sur les chaînes d'actualité avec ça devient compliqué. On essaie de faire des information effrayante à partir de faits divers, certes tragiques, mais des faits divers.

Cela tombait toujours très bien pour faire diversion sur la loi sécurité globale qui venait de passer. Vous savez ? ce truc fasciste passé par Darmanin, le cheval de troie de Le Pen au gouvernement.

Alors si cet extrémiste radical (pas Darmanin, l'autre : l'assassin) arrivait pendant que la loi sortait, c'était plutôt cool. Ça remettait une couche d'islamisme alors qu'on nous en fourgue déjà jusqu'à la nausée et ça diluait le tragique de la loi sur la sécurité globale, toujours dans l'espoir qu'une actualité chasse l'autre. Sinon, dans le tuyau, on aurait bien eu les mesurettes nuisibles anti-COVID, mais je ne suis pas certain que ça fasse encore vendre des pages de publicité dans l'Express. Alors on essaie de réveiller le démon de l'islamisme radical, sans que personne n'y comprenne rien.

Vous noterez bien qu'on a eu plus de détail sur la « radicalisation » de l'agresseur ou sur sa façon d'entrer en France que sur ses troubles psychiques. Pour bien faire oublier que les actes terroristes qui ont eu lieu depuis le massacre du Bataclan ont été perpétrés principalement par des français. On a même un obsédé sexuel drogué, alcoolique, dépressif et pas franchement croyant qui s'est « radicalisé » juste avant son crime (attaque à Nice).

Encore une façon de nous faire oublier que les actes désespérés sont ceux des personnes désespérées, d'où qu'elles viennent. C'est donc le désespoir qu'il faut combattre, pas le Coran.

2. juin 2021

Les canards ont-ils une vie privée ?

L'autre jour, en regardant des canards copuler sous mon nez, j'ai eu une réflexion philosophique. Peut-être pas d'un très haut niveau, mais je fais avec ce que j'ai.

Vous-même, avez réagi en lisant ma phrase : « copuler sous mon nez ». C'est normal, c'est la nature, et c'est cocasse en même temps, car on imagine bien que je préfère ne pas copuler sous le nez de n'importe qui. J'arrive au propos philosophique. Une grande différence entre les animaux et moi, c'est que mon sens de la civilisation (et de la civilité) m'amène à respecter une certaine pudeur, mais aussi à exiger de mon entourage le respect de cette pudeur.

Mais où je veux en venir ?

J'en arrive sans complexe à aborder les questions de la vidéosurveillance, du viol de données personnelles dont nous faisons quotidiennement l'objet sur Internet, avec nos téléphones, les logiciels de reconnaissance faciale qui traînent, le détail de nos achats, les données innombrables dont se gorgent Youtube, Google, Facebook, Amazon, LinkedIn et Microsoft au prétexte d'améliorer notre « expérience utilisateur », l'accès de la police (même hors enquête) à toute notre vie privée, jusque dans nos navigations Internet avec les boîtes noires et tout ce qui est envoyé aux États Unis parce qu'on ne sait pas le traiter en France, comme les données santé, pourtant dernier rempart à notre intimité.

Je sais, pour nombre d'entre vous, j'enfonce une porte ouverte, car vous savez déjà quel est votre niveau de compromission à certains principes pour accéder à tel ou tel service, bénéficier de tel ou tel confort. Moi-même, j'ai un peu contraint mes principes pour ouvrir un compte bidon sur LinkedIn.

Nous sommes espionnés à un niveau inimaginable. Tellement inimaginable qu'en fait, ça en devient acceptable. On ne peut pas se représenter que des inconnus sachent des choses sur vous-même à ce point. Ils prévoient avant vous vos propres réactions, vos choix ou vos projets, au point qu'ils peuvent vous influencer, comme on l'a vu lors des élections au États Unis.

Et chacun commence à mettres des micros chez nous, sous le nom commercial de Ok Google, Siri, Amazon Echo ou Alexa et même des caméras dans les télévisions et consoles de jeux connectés.

On copule sous le nez de la Terre entière.

Est-ce que ça ne commencerait pas à faire de nous des animaux ?

9. mai 2021

Comment ça se passe pour créer un compte chez LinkedIn

Tout d'abord, faites attention à ne pas proposer une adresse mail dédiée trop voyante. Linkedin@gmail.com vous sera refusée avant même qu'ils n'aient testé l'adresse. Certains services font comme ça, ils refusent qu'on utilisent leur nom de domaine dans l'adresse mail. Et si je m'appelais Monsieur LinkedIn avant la création de leur boîte, c'est pareil. Mais je chipote.

Quand même, je ne le savais pas à l'époque où Pôle Emploi m'a demandé de créer ce compte, mais LinkedIn appartient à Microsoft. Je pense que ma réaction aurait été très différente, et que je j'aurais refusé de créer un compte chez eux si je l'avais su. J'ai toutefois prévenu Pôle Emploi que mon compte avait été créé avec une fausse identité, et je tiendrai bon là-dessus, malgré une relance pour faire un "vrai compte".

J'ai pas besoin d'un vrai compte pour voir passer les annonces et proposer ma candidature en direct. Une boîte qui pose une annonce sur ce site a au minimum une annonce aussi sur son propre site. Et puis même là, y'a pas pléthore d'annonces.

C'est naturellement après avoir créé mon compte que j'ai découvert à quel point LinkedIn était mal classé sur le respect des données personnelles. J'avais beau m'en douter, mais ils sont vraiment très, très mal classés. Pire que Facebook (et Instagram qui appartient à Facebook). Ebay, Amazon et Tinder font figure d'enfants de chœur à côté. Pas grave, je n'utilise pas l'appli pour téléphone. Mais quand même, faut que je surveille ce qu'il fera sur mon PC...

Surtout que s'ils sont connus pour piquer plein de données pas utiles à leur service (ma géolocalisation, mon carnet d'adresses...), il est bon de rappeler qu'ils viennent juste de se faire pirater 500 millions de comptes. Un demi milliard de comptes sont dans la nature (numéro de téléphone, historique et tout).

Merci Pôle Emploi.

Alors pour limiter les dégâts, je regarde un peu les paramètres que je peux désactiver concernant l'utilisation des données personnelles, et là, je tombe sur le Graal :

« Acceptez-vous que nous utilisions votre photo et les informations de votre profil (comme votre nom et votre entreprise) pour personnaliser le contenu des publicités, telles que les offres d’emploi ? »

Franchement, ils sont capables de m'envoyer de la publicité ciblée en fonction de ma photo ? Et ils ne sont pas encore en prison ?

Où va le monde...

5. mai 2021

Pôle Emploi VRP de LinkedIn

Récemment, suite au coup de fil d'un conseiller pôle emploi, on m'a suggéré d'assister à un atelier pour bien utiliser les réseaux sociaux. L'idée était que j'utilise LinkedIn pour chercher du boulot. L'aveu d'échec de Pôle Emploi : ben oui, il y a des offres d'emploi chez eux qu'on n'a pas chez nous.

LinkedIn est un réseau social, un peu comme Facebook, mais orienté sur l'emploi. Un genre de concurrent « gratuit »  à Viadeo, pour ceux qui connaissent.

Ça ne gêne pas trop Pôle Emploi d'agglomérer les offres d'emploi de OuestJobs, Monster, Addecco ou n'importe quel autre site ayant des annonces absente du site Pôle Emploi (amenant à de très nombreux doublons dans les offres), mais pour ce qui est de récupérer celles de LinkedIn : tintin, nada, niet.

Interdit ? Techniquement impossible ? Toujours est-il que pour palier à ce problème, on nous conseille de nous y inscrire, et donc, ils proposent un atelier pour bien réussir à se servir des « réseaux sociaux ».

Par temps de COVID, le seul moyen d'y assister est le « distanciel ». Comprendre : ce sera en « visio ». Si j'ai prétexté ne pas avoir de webcam/micro ne sachant pas où finiront les images de mon portrait, on m'a dit que cela ne poserait pas de problème. Pôle Emploi, m'inscrit donc à l'atelier.

La veille, je suis contacté par une boîte privée, un de ces prestataires morpion dont le seul client est l'agence des chômeurs, pour faire le boulot qu'ils ne font plus tant ils ont dégraissé. Bref, une boîte privée pour faire un atelier en visio. On me demande si je serai bien présent, et on profite de l'occasion pour faire un petit test de connexion. Et là, c'est de drame.

Le prestataire utilise Google Meets. Un service qui exige que j'aie un compte Google. Et je n'en ai pas. Mon interlocuteur m'explique que normalement, j'ai juste à cliquer sur un lien et ça marche. Mon interlocuteur ne savait donc pas que si ça marche chez les autres, c'est parce qu'ils ont tous une session ouverte sur Google.

Pourquoi utiliser ce service ? Mais parce que c'est gratuit pardi ! Et pas besoin de technicien chez eux pour régler les problèmes technique ! Quand Pôle Emploi rémunère des sous-traitants VRP de Google.

Au moins, mon interlocuteur a admis qu'il n'était pas très éthique de me demander de créer un compte sur Google et a accepté que je n'assiste pas à l'atelier. Cela lui évite d'assumer son incapacité à régler un problème technique qui venait de chez eux : l'impossibilité de créer 12 comptes bidons chez Google le temps de l'atelier. L'info est remontée à Pôle Emploi qui n'avait pas trop le moyen de m'obliger.

On a surtout passé l'éponge parce que je n'avais clairement pas besoin de cet atelier pour créer un compte sur LinkedIn. Là où Pôle Emploi a aussi joué le rôle de VRP pour Linked In.

27. avril 2021

COVID-19 : Il foire vraiment tout

Ça a commencé voilà 1 an, un peu plus, alors qu'Agnès Buzyn le prévenait qu'une pandémie était à l'œuvre et allait ravager le monde. Macron a attendu, envoyé ce qui nous restait de masques en Chine, laissé filer les élections municipales avant de confiner le pays en urgence, probablement trop tard pour éviter 30 000 morts.

Ce confinement tardif est pourtant la seule chose qu'il ait « réussi ». Parce qu'il s'agissait d'un vrai confinement. Le nombre de morts quotidien (la seule boussole qu'on avait) a été divisé par 50.

Rappelons quand même qu'à cette époque, il était question de masques inutiles voire dangereux, alors qu'on n'en avait pas et qu'on se faisait piquer par les américains ceux qu'on achetait. Aucun tests non plus, ou pas assez pour tester la population. À cette époque, déjà, on supprimait des lits d'hôpitaux, parce que c'était plus rentable. L'époque où les chirurgiens manquaient de surblouse et s'équipaient de sacs poubelle. L'époque où les parisiens fuyaient leur ville pour contaminer les campagnes.

La fin du confinement aura quand même été marquée par la réouverture des écoles pour seulement 2 semaines, histoire de bien brasser la population avant les vacances, de bien préparer les 2nd pic épidémique de la rentrée.

Rentrée scolaire comme si de rien n'était, avec pourtant un remontée des cas de contaminations dès le mois de juillet : de 1000 fin juillet à 5000 fin août, pour arriver après le brassage de la rentrée dans les transports en commun à 11 000 fin septembre et 40 000 fin octobre. Pas de problème, cette fois on a des masques, même si certains sont toxiques (on ne les fabrique toujours pas en France). Aussi l'arrivée notable de l'application Stop Covid, liberticide et ne résolvant en rien le problème.

Là, reconfinement, mais pas pareil. Un confinement presque inutile. D'ailleurs, il semblerait que le pic épidémique retombe avant que l'effet du confinement n'ait pu se faire sentir. Confinement qui ne confine d'ailleurs pas grand chose à part les vieux, puisque tout le monde travaille : chez son patron, à l'école, partout. On se frotte sur les barres du métro, protégés d'un masque en peau de slip, et on rentre juste après le boulot, car un couvre-feu est instauré à 18h : même sous Vichy on n'avait pas ça. À croire que le gouvernement n'aime pas les amis, pourtant bien moins dangereux que des collègues qu'on connaît finalement assez peu. Il en profite aussi pour fermer les trop grands magasins (et tous les petits aussi).

Finalement, on arrive enfin à acheter des vaccins qui ne seront pas livrés en quantité et le gouvernement mise tout dessus. TOUT ! Alors qu'on ne sait même pas si ce vaccin est capable d'éviter une propagation du virus. En vaccinant pendant le pic épidémique, au meilleur moment pour que le virus s'adapte et résiste.

Bilan de la catastrophe : le nombre de morts n'a même pas baissé de moitié : de 400 à 250 par jour. Remontée de l'épidémie chez les jeunes. Seulement 12% de la population vaccinée après le pic. Et des problème de santé mentale dans toute la population avec une épidémie de dépressions, des soins retardés, des français qui ne font plus de sport, et toujours la même surdité des dirigeants aux avis externes : scientifiques, médecins, enseignants, étudiants, manifestants, maires...

Enfin, on est remonté à près de 40 000 nouveaux cas par jours. Sans surprise. L'Allemagne et l'Espagne interdisent l'entrée sur leur sol aux Français 2 semaines avant que Macron ne décide seulement quelque chose. À croire qu'il a enfin trouvé comment financer les retraites : en réduisant le nombre de retraités pardi !

Le 3ème confinement ressemble vaguement au second. Moins contraignant que le couvre-feu, permettant aux gens de se contaminer au travail. Il ne servira à rien, ou presque. On peut déjà se préparer au 4ème confinement. Seule l'efficacité du vaccin peut nous l'éviter. Mais à ce train-là, on sera tous vaccinés à la fin de l'été 2022...

Il est bon de rappeler que rien de tout cela ne s'est fait démocratiquement. Macron décide seul, partant d'un état d'urgence sanitaire entretenu depuis plus d'un an, lui permettant de s'affranchir de l'Assemblée Nationale. Où est l'urgence ? Ça fait 1 an que ça dure au point qu'on occupe l'assemblée nationale avec (encore) ce foutu voile religieux ! Une étude vient de sortir pour expliquer qu'on aurait pu diviser nos morts par 42 avec une stratégie de vrai confinement. On aurait au passage épargné le PIB, les libertés individuelles et l'incertitude des Français.

Pire : pour protéger ses ministres de décisions hasardeuses, il les cache dans un conseil de défense, détourné de sa fonction, pour mettre les délibérations sous le sceau du secret défense. Hop, immunité pour tout le monde.

Il savent déjà qu'il ne pourront pas assumer. La preuve qu'ils nous préparent un sale coup.

31. mars 2021

Les OGM, est-ce bien ?

Les OGM ont plutôt mauvaise presse en général. Il faut dire que l'actualité n'est pas trop en leur faveur. Ces OGM bénéficient de l'opacité propre à rendre la chose douteuse, tout comme le sont beaucoup de décisions prises sans informer le public. Qu'en pense le gauchiste que vous lisez ?

Les OGM ne sont jamais tout blancs ni tout noirs. C'est comme le nucléaire (j'en parlerai aussi un jour). Tout dépend de ce qu'on en fait.

Aujourd'hui, l'insuline est produite à partir d'organismes OGM. Il semble une bonne chose que ce traitement aussi vital ne dépende plus de pancreas de porc ou de cadavres humains. Personne ne peut remettre en question ce nouveau mode de production sans être taxé de cruauté.

Il ne faut pas oublier que si l'insuline est produite à partir d'OGM, l'insuline elle-même n'est pas OGM pour autant. Selon moi, l'important, c'est en première intention que l'OGM ne déborde pas du laboratoire. Le danger des OGM est avant tout le risque de contamination du vivant. Les champs de maïs de Monsanto qui contaminent le maïs mexicain (son berceau) est une catastrophe environnementale. Car ce qui est contaminé ne sera plus jamais décontaminé. On ne pourra jamais nettoyer tous les organismes vivants de cette pollution.

Je suis pour la recherche sur les OGM, à condition que les précautions soient prises pour ne rien contaminer tant qu'on ne sait pas vraiment comment cela fonctionne. Et on est loin de savoir quelles mutations peuvent donner un brin d'ADN perdu dans la nature.

Mais pour autant, dans de nombreux cas, les OGM permettront des progrès importants en médecine. On le sait déjà. Je ne souhaite pas donner dans l'obscurantisme. Je ne veux pas me priver des progrès possibles. Mais je souhaite être informé des découvertes, des risques, et participer à un choix démocratique sur ce que l'on souhaite en faire.

Par exemple, je rejette l'idée que le commerce puisse s'approprier et diffuser cette technologie sans que le moindre principe de précaution ne nous protège.

Si un vaccin est fait à partir des OGM, pourquoi pas, mais le cacher ne fera qu'enflamer encore un peu plus le débat.

Je pense que les OGM souffrent d'une diabolisation dans les discussions. Mais la raison est légitime : on nous les cache. Impossible de savoir si ce que vous mangez contient des OGM, ou a été nourri par des OGM. Par exemple, la norme BIO peut contenir jusqu'à 1% d'OGM depuis qu'elle s'est calée sur le label BIO européen. En douce, comme ça.

Alors le réflexe que j'ai moi aussi, c'est de dire STOP. Si je flaire de l'OGM, je sais d'emblée qu'on ne me dira pas tout. La méfiance est de mise.

Et pourtant, je sais qu'on en aura besoin de ces foutus OGM...

9. mars 2021

Les voitures hybrides sauveront-elles le monde ?

Qu'est-ce qu'une voiture hybride ? C'est une voiture thermique classique (essence ou diesel) équipée d'un système compliqué de relai à un moteur électrique lorsque la situation le suggère. L'idée de départ est d'allier les avantages de l'essence (autonomie, puissance) et de l'électrique (pas de pot d'échappement, recharge possible avec le nucléaire).

Sur le papier, c'est tentant, mais qu'en est-il réellement ?

Je n'ai pas fait des études très poussées dans le domaine pour vous faire un cours chiffré sur les inconvénients. Mais apparemment, à défaut de cumuler les avantages des deux, il semblerait que les voitures hybrides cumulent en fait les inconvénients des deux systèmes.

D'une part, concernant l'énergie grise : une voiture hybride concentre la technologie de chaque voiture. 2 moteurs, 2 réservoirs, l'électronique d'une voiture thermique et celle d'une voiture électrique.

D'autre part, ces voitures à haute technologie sont quasiment impossibles à recycler. Elles emportent avec elle des métaux rares qu'on aura beaucoup de mal à séparer du reste, comme c'est le cas de toute l'électronique moderne.

Ensuite, ces voitures sont très lourdes. La consommation, quelle qu'elle soit (électrique ou thermique) est plus importante de ce fait (voir mes billets précédents).

Et pour finir, supposons que l'avantage en terme de consommation est d'avoir une voiture dont le moteur thermique aurait un régime très stable, laissant les pics de puissance au moteur électrique. On a alors un défaut de taille : le moteur thermique est utilisé en partie pour recharger une batterie dont le but est de se décharger pour alimenter un moteur électrique. Les pertes de rendement à tous les niveaux en font un parti pris assez douteux.

Certains objecteront que la batterie peut se recharger sur le secteur (nucléaire donc), mais alors, quel est l'intérêt du moteur thermique ? La puissance ? L'autonomie ?

Ce n'est donc pas d'écologie qu'il s'agit ici.
 

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