Notre degré de civilisation

Je commente généralement assez peu l'actualité. Toutefois cet article du Monde m'a fait réagir.

Il s'agit d'un centre de détention d'enfants en Australie. Les détenus, souvent aborigènes, y sont maltraités : aspergés de gaz lacrymogènes, ou attachés encagoulés à moitié nus pendant 2h. Ces cas de maltraitance en rappellent évidemment d'autres, comme à Guantanamo, cette petit île hors des lois et du territoire américains où le gouvernement garde en toute impunité et sans jugement des détenus qu'il torture.

On se rassure en se disant que ce n'est pas chez nous. Et c'est généralement à ce moment qu'on découvre un nouveau drame, un peu moins loin. Mais on oublie que cela arrive dans des pays prétendus « civilisés ».

Ces images en caméra cachée m'ont terriblement fait penser à celles des abattoirs. Notamment, on a vu en Australie et aux États Unis l'horreur de la tonte de moutons, où les bêtes arrivent à mourir d'une simple tonte. C'est inimaginable.

« On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Gandhi

C'est précisément là que nous en sommes.

L'effrayant parallèle nous montre que nous sommes capable du pire aussi bien sur les animaux que sur les humains.

Car ces maltraitances humaines en Australie ne sont pas justifiées (si tant est que ce soit possible) par un conflit, une guerre ou le « terrorisme ».

On ne sauvera pas le monde de sa capacité destructrice sans prendre en compte le sort des animaux. Car c'est un seul et même problème. L'alimentation n'est pas une excuse acceptable à la torture.

« Comment pouvez-vous avoir un animal comme compagnon et un autre pour le repas ? » Martina Navratilova

Commentaires

1. Le 9 août, 2016, 9h46 par docfolamour

Il y a quelque chose de profondément contradictoire dans notre rapport aux animaux. Nous apprenons aux enfants à aimer les animaux pour leur tendresse. On leur achète des doudous en forme de petites bêtes, leur fait voir des dessins animés où les animaux ont des caractères humains très attachants, et on leur fait bouffer du lapin et du mouton dans le même temps. Par ailleurs, je suis moi-même un parent qui donne de la viande à ses enfants (car il faut admettre qu'il aiment ça) alors que je tendrais plutôt, dans l'idéal, au végétarisme.

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