3 avril, 2017

L'assistanat coûte cher

François, dans sa grande mansuétude, n'a pas hésité à saupoudrer de l'argent sur les entreprises pour les aider à recruter. Naturellement, tout comme on n'a rien demandé aux banques en échange d'un sauvetage gratuit en 2008, il n'a pas été question de leur demander des garanties sur l'emploi quand on a décidé de les assister.

Je parle de 2 dispositifs vraiment coûteux : le pacte de responsabilité et le pacte de croissance (incluant le célèbre CICE). Le premier a coûté 10 milliards par an, le second en a coûté 20. Les effets sur l'emploi sont ceux qu'on connaît : hausse du chômage.

On prétend que le chômage aurait été pire sans ces dispositifs, mais alors, il faut aussi admettre que c'est pratiquement la somme nécessaire pour financer l'un des projets de revenus universels. Cela représente par exemple 3/4 de l'impôt sur les sociétés (39 milliards en 2011). Quand on sait que sur la même période, l'impôt sur le revenu a augmenté de 24 milliards (de 50 à 74 milliards de 2011 à 2014)...

Le CICE bénéficie aux entreprises les plus riches, et il reviendrait souvent moins cher de payer carrément les salaires que ces aides qui n'ont pas créé d'emploi. Et ne comptez pas sur le trio de tête (Fillon, Le Pen, Macron) pour y changer quoi que ce soit, ils vont l'amplifier.

Alors oui, marre de payer des impôts pour financer ces assistés !

Et on dit que le travail coûte cher ?

30 mars, 2017

Le spectre de Marine

La plupart des candidats vous effraient pour vous récupérer.

« Il faut faire barrage à un vote massif du Front National ! »
qu'ils disent tous...

Évidemment, si ces mêmes candidats ne se demandent même pas pourquoi les gens « fuient vers le Front National », ils ne changeront rien à la situation. Alors ils espèrent éviter une dilution des voix, car il est hors de question de revoir leur programme, d'ouvrir un livre d'histoire ou d'économie.

Macron en tête, qui se prétend de gauche alors qu'il part pour remettre une couche d'austérité contre l'avis même du FMI. Rassemblez-vous qu'ils disent tous. Je ne veux voir qu'une tête ! Et ils font des primaires.

Marine Le Pen est xénophobe (pour ne pas dire raciste), sexiste (une femme machiste, ça existe ?), lunatique (car elle change d'avis selon l'actualité), fasciste (Mélenchon a gagné son procès sur ce point), et corrompue (l'UE tente déjà de récupérer son fric). Et il semblerait cependant que pas mal de monde veuille voter pour elle. Grand bien leur fasse. Si elle était élue, que se passerait-il ?

Les relations internationales seraient effectivement un cauchemar, bien qu'elle ne soient déjà pas terribles. Étant chef des armées, on peut imaginer qu'elle agitera des petits démons pour qu'on soit constamment sous le stress d'une guerre à venir, perdant au passage notre discernement. Ça, c'est pour les côtés pourris.

Je ne suis pas encore à faire un état des lieux à la Trump des raisons d'espérer quand même un truc positif. Mais soyons réalistes : sur la situation intérieure, sur les lois, elle ne pourrait pas faire grand chose.

En effet, ce n'est pas elle qui gouverne, mais le premier Ministre et son gouvernement. Les lois sont portées au vote des députés. Et j'ai du mal à croire qu'on aurait une majorité FN à l'assemblée. Pire (ou mieux), n'ayant pas de majorité, le premier Ministre ne serait alors pas FN. On aurait une cohabitation de fait. Elle ne pourrait même pas utiliser le 49-3. Seulement tenter des référendums.

Si Marine était Présidente, elle ne pourrait pas gouverner.

Alors oui, ça me gênerait profondément d'avoir une bouffeuse d'immigrés à la tête de l'État. J'admets le caractère dangereux de lui laisser les commandes des armées. Mais relativisons pour notre santé mentale. Car si un Macron ou un Fillon passait, il aurait une chance d'avoir une majorité, et sur le coup, toutes leurs lois anti-pauvres passeraient. Les cadeaux aux entreprises, les réductions de fonctionnaires, la soumission à Bruxelles et à l'OTAN, tout !

Ne votez pas pour un abruti dans le seul but d'éviter une conne. Votez pour le candidat qui vous représente vraiment. S'il est crédité à 1% des voix ? Seul votre vote y changera quelque chose.

27 mars, 2017

L'opération Sentinelle

François Hollande a mis en place l'opération sentinelle suite aux attentats contre Charlie Hebdo. Deux ans après, on y est toujours, comme on est toujours en état d'urgence, comme il y a toujours 21 personnes assignées à résidence sans que la justice n'ait eu à leur reprocher quoi que ce soit. Tout comme Vigipirate, toujours actif, 20 ans après sa mis en place.

L'opération sentinelle, c'est plus de 10 000 militaires répartis sur le territoire, pour surveiller des points chauds (écoles, musées...). Ces sentinelles n'ont jamais empêché le moindre attentat. Les seules agressions qu'elles ont neutralisées, ce sont des attaques contre elle-mêmes. Faire de la présence en ville abaisse leur taux d'entraînement et épuise ces militaires délocalisés. Qu'on aime l'armée ou pas, on préfère les savoir en pleine forme le jour où on a besoin d'eux.

Car les militaires ne sont pas dédiés à des missions de surveillance en ville. Et leur mission consiste finalement surtout à devenir des cibles, car ces militaires n'ont pas le moyen de connaître la source du danger tant que ce danger ne se manifeste pas (en les attaquant par exemple). Les sentinelles sont des cibles vertes faciles à identifier, que l'on pose en ville avec des armes puissantes, censées rassurer les populations pour un budget de 1 million d'euros par jour (donc 700 millions d'euros pour le moment). Et au lieu de nous rassurer, je parie que ces militaires maintiennent finalement l'inquiétude des populations sur un événement imprévisible par définition.

Si un terroriste veut une arme, il sait maintenant où la voler.

Les éléments de ce billet ne sont pas les idées farfelues d'un gauchiste qui déteste l'uniforme, je les ai repris de Michel GOYA, « ancien Colonel des Troupes de Marine » et dont les fonctions aujourd'hui se situent au niveau du conseil et de l'analyse des conflits. Vous pouvez retrouver ces éléments sur son blog.

Vouloir de la sécurité n'implique plus d'user l'armée française dans cette mission de communication au long cours. Mettre l'armée en ville est juste bon à créer un climat de « guerre civile », ce qui est délétère.

24 mars, 2017

Les lampes LED

Après le progrès tout ce qu'il y a de plus douteux de la vente des lampes fluocompactes, le progrès suivant concerne les lampes à LED. On peut même penser que les fluocompactes seront rapidement interdites à la vente compte tenu de l'intérêt relatif des lampes à LED.

Les LED semblent avoir un spectre lumineux bien mieux équilibré que les fluocompactes avec une lumière plus agréable. Ces éclairages ont l'avantage de s'allumer instantanément, et de consommer autant que les fluocompactes, avec l'avantage que de gros progrès sont encore à espérer de ce point de vue. En revanche, elles ont le défaut d'amener des pollutions électromagnétiques (comme les fluocompactes). Ces lampes sont enfin assez résistantes aux chocs.

Recyclage :
Même si leur espérance de vie est prévue pour être longue (ce qui reste à évaluer, puisque Recylum en a déjà reçu 10 tonnes en 2014), leur filière de recyclage n'est pas encore vraiment au point (tous les composants ne sont pas encore recyclés). Notamment, 2% ne sont actuellement pas recyclables (probablement l'électronique). Aussi, les produits dérivés (lampes haut-parleur ou éléments décoratifs) seront autant de cas particuliers à prendre en compte. Finalement, cette filière posera le même problème que celle de tout le matériel électronique.

Ultraviolets (UV) :
Les LED ont tendance à émettre sur un spectre très large, incluant des UV, qui peuvent se révéler nocifs pour les yeux des enfants ou des personnes photosensibles. Par prudence, il semble préférable d'éviter les éclairages LED « blancs », qui risquent d'émettre trop d'UV.

Le papillonnement :
Nouveau problème qui n'existait pas avec les autres éclairages, ce papillonnement est en fait un scintillement très rapide de l'éclairage. Le courant électrique étant alternatif, il émet une tension nulle 100 fois par seconde (sur le 50Hz). Si une ampoule LED est de mauvaise qualité, son éclairage pourra varier de tout à rien 100 fois par seconde, ce qui est très fatiguant à la longue. Aucune des ampoules que j'ai testées n'avait ce défaut. Les bonnes ampoules ont au contraire un éclairage très stable, plus que sur n'importe quel autre type d'éclairage. Je vous conseille ce site qui vous donnera des explications détaillées sur ce problème.

Le progrès avance, et vous me savez méfiant. Je pense que cette solution est probablement enfin cohérente, à supposer que des filières de recyclage deviennent efficaces et que ces lampes tiennent bien leurs promesses en terme de longévité, ce qui ne serait pas pour rendre service aux fabricants. Restons donc vigilants.

21 mars, 2017

Les lampes fluocompactes

Lorsque j'ai commencé à me poser la question, on était en 2007. Je venais d'emménager dans un nouvel appartement, et j'ai décidé de me mettre à ces fameuses lampes fluocompactes dont les prix commençaient à baisser.

Il en existait de tous les prix, et j'ai tenté 3 modèles pour me faire une opinion, de l'entrée de gamme à la lampe de marque pour comparer. Ces ampoules étaient plébiscitées par les mouvements écolo, Greenpeace en tête faisant un happening avec un rouleau compresseur qui écrasait des ampoules classiques (au tungstène).

Mais mon intuition me dictait qu'il était quand même aberrant d'écraser des ampoules fonctionnelles, pour les remplacer par d'autres très compliquées à fabriquer (entortiller un tube de verre demande pas mal d'énergie) et pleines d'électronique (forte pollution électromagnétique) et de mercure (jusqu'à 5 mg), au point d'en faire un déchet dangereux.

Je n'ai pas été plus passionné par cette techno lors de son utilisation, lui reprochant sa lenteur d'allumage, une puissance d'éclairage inférieur à ce qui est promis (ma 18W équivalent 100W éclairait comme une mauvaise 60W), et le pire : des couleurs vraiment horribles (j'ai mis plusieurs jours à m'habituer au contraste avec les couleurs de mon écran de PC). On dit aussi que des UV de cette lampe seraient nocifs aux yeux sensibles.

Le fait est que ces lampes qui prétendent durer longtemps ne résistent pas trop aux cycles d'allumage répétés, au point que l'on doive choisir de ne pas trop les éteindre (et consommer plus) ou risquer d'avoir à les changer aussi souvent qu'avant. Surtout quand on sait que la courte longévité des ampoules classiques n'est liée qu'à une entente entre fabricants.

On a donc interdit à la vente des lampes non toxiques, pour nous obliger à acheter des lampes blafardes, polluantes (mercure, électronique, CO2), nécessitant une chaîne de recyclage dédiée dont le non-respect contamine 81 000 m³ d'eau chaque année (car on n'a recyclé que 43% de ces lampes en 2015).

Voilà ce que donne l'écologie quand elle est dictée par l'industrie. Parce que si les ampoules au tungstène, consomment davantage d'énergie à l'utilisation, l'économie globale est de l'ordre de 0,6 à 1,2% d'électricité seulement (donc un impact de 0,1 à 0,2 sur les émissions annuelles). Ça vaut bien le coup de balancer du mercure partout.

La prochaine fois, on parlera des lampes à LED.

18 mars, 2017

Travaille, obéis, consomme

Vous vouliez voter pour Coluche, mais il a retiré sa candidature après que son régisseur meure de 2 balles dans la nuque ? Difficile de choisir parmi tous les candidats de 2017 ?

Il en est un qui se distingue particulièrement avec un programme vraiment tendance : c'est Alessandro Di Giuseppe.

Il a réussi à trouver sans mal les 500 signatures de mères. Il est un prêcheur de l'Église de la Très Sainte Consommation.

Voyez ci-dessous son clip de campagne :

Donc pour découvrir cet honnête « présidictateur », allez sur son site de campagne.

Vous découvrirez qu'il est contre la séparation du MEDEF et de l'État, pour (p)rendre le pouvoir au peuple, un toit pour tous... ceux qui en ont les moyens et plein d'autres grandes réformes !

 

16 mars, 2017

L'argent lyophilisé

Big Brother sait tout sur vous. C'est sa raison d'être. Big Brother ne supporte pas l'idée que l'on puisse avoir des échanges sans l'en avertir. Il veut tout savoir. Et sa paranoïa le pousse à s'inquiéter sitôt qu'il rate une conversation, un simple échange. Il met des caméras dans les rues pour être certain de voir à qui on parle, et même peut-être un jour, ce que l'on se dit. Il a mis dans nos poches des téléphones dont l'intérêt est de tout raconter sur nous : qui on connaît, ce qu'on se dit, quand et où, où nous allons, quels sont nos goûts en matière de tourisme, d'applications ou de navigation web, il y a même eu des projets pour en faire un moyen de paiement et tout savoir de nos menus achats.

Mais il y a encore quelque chose qui résiste à Big Brother : notre argent. Il est sous forme de papier, métallique, dans nos poches, on se le passe de main en main, on se doit de l'argent, on achète du pain, on boit un coup, on offre une tournée... autant de dépenses que Big Brother n'arrive pas à voir.

Il ne les voit pas parce que cet argent lui est invisible. Il essaie de nous mettre le paiement sans contact dans les pattes pour saisir des dépenses infimes, mais il reste encore beaucoup trop d'argent liquide à s'écouler dans l'économie. Alors, il faut dessécher l'argent en interdisant le papier, en centralisant toutes les transactions, en plaçant le bug informatique en haut du système.

Big Brother avance à grands pas. Il a un projet : interdire l'argent qu'il ne voit pas. L'Inde semble un bon terrain d'expérimentations. Vaccins tueurs, fichier biométrique, et maintenant, suppression de l'indépendance des moyens de paiement. Ils l'ont fait, c'est concret.

Savez-vous qu'il a aussi programmé d'aborder ce sujet en 2018 à Bruxelles ? On se méfiait déjà des crayons, maintenant, on se méfie du papier.

Des mesures ont déjà été prises, avec la disparition progressive du billet de 500€, qui sera certainement suivie par celle des autres billets les uns après les autres. Et d'autre part, en France, en abaissant l'utilisation d'espèces à des sommes de maximum 1000€ dans les commerces. D'autres initiatives déjà en place pour interdire l'argent liquide dans certains commerces au Danemark.

La lutte contre la délinquance n'est évidemment qu'un prétexte (mais attendez-vous à ce que le prix de certaines devises, de l'or et des pierres précieuses augmente quand même à moyen terme). Sous ce prétexte, on est encore prêt à prendre en otage les libertés de 65 millions de français innocents.

L'état d'urgence nous y a habitués, nous bêlerons un peu, ça passera, et Big Brother saura qu'il peut aller encore plus loin.

13 mars, 2017

Les usuriers des temps modernes

Si vous souhaitez regarder de plus près ce que vous coûte votre banque, l'État a mis en place un merveilleux site vous permettant de comparer les tarifs des agences bancaires présentes dans votre département.

On croit rêver en découvrant ce site... surtout qu'il y manque une information cruciale ! La seule information qui vaille vraiment quand on est juste à la fin du mois : les agios pour les découverts autorisés.

Il existe aussi des frais pour les découverts non autorisés, là, on ne fait pas le malin, car en théorie, la banque peut très bien vous signaler à la banque de France, chacun préfère éviter. Donc on paie. C'est mal ressenti, mais c'est ça ou la corde.

Par contre, lorsque le découvert est autorisé, au-delà des agios qui sont souvent autour de 15% annuels, il y a ce petit surplus de type « minimum forfaitaire », allant jusqu'à 7€ (BNP-Paribas) dans les tarifs que j'ai regardés (oups, j'ai trouvé 10€ chez HSBC). Et quand on a le malheur de passer juste sous la ligne, avec –10€, alors, on peste bien, parce que si les frais appliqués étaient par exemple de « seulement » 6€ (Société Générale), c'est déjà 60% de la somme. Et si la somme manque seulement pendant 10 jours, cela représente un taux annuel de 2 190%. Énorme !

Sauf que... c'est illégal. Il existe en France un « seuil de l'usure » qu'il est interdit de dépasser, cela pour éviter de retomber au Moyen-Âge, où les usuriers profitaient de leur situation pour vous refaire jusqu'à l'os. Au 1er trimestre 2017, pour une somme inférieure à 3000€ pour un particulier n'entrant dans aucune case avantageuse, ce taux est de 19,96% annuels tout compris. Cela veut dire que sur une période de 10 jours, la banque n'a pas le droit de vous faire payer plus de 5 centimes d'euro pour un découvert de 10€. Que ce soit forfaitaire ou pas, c'est le problème de la banque, pas le vôtre.

On peut commencer à comprendre qu'il ferait un peu souillon d'avoir des taux illégaux affichés sur le comparateur du site du gouvernement. Je trouve que c'est surtout de laisser cette pratique avoir cours qui fait tâche. Car les banques s'engraissent sur le dos des pauvres. En général, faire les yeux doux au banquier permettait de récupérer son bien sans avoir à porter plainte (pour 6€ ?), mais depuis la crise de 2008, j'ai le sentiment que c'est plus difficile.

Je peste contre cette attitude des « chargés de clientèle » nous soutenant que c'est légal, « la preuve, c'est marqué sur notre brochure », avec des répliques qui tournent en rond sur ce satané papier. Moi aussi je peux imprimer des trucs sur du papier, et ça n'a pas valeur de loi pour autant.

L'impunité est telle que les banques font la publicité de leur propre corruption sur leur documentation tarifaire. Une façon de clouer sur leur porte « ici, on n'aime pas les pauvres ».

Si je demande à Macron, il fera un geste pour les banques, peut-être ?

9 mars, 2017

Les banques, ces passoires

Si la porte blindée représente bien la banque dans l'imaginaire des westerns, elle la représente bien moins dans la réalité.

Aujourd'hui, certaines agences refusent même de donner ou recevoir de l'argent sous forme matérielle : on vous envoie vers une autre agence ou un distributeur de billets. Les banques traitent des lignes qui apparaissent sur un écran : chèques, carte bleue, virements, prélèvements automatiques... Les vérifications y sont plutôt rares.

Quand une entreprise souhaite mettre en place un prélèvement automatique, elle écrit à la Direction Départementale des Finances Publiques (DDFiP) qui lui donne alors un Numéro National d'Émetteur (NNE). Il semblerait que la DDFiP ne demande pas grand chose pour donner ce numéro. Une fois qu'elle a ce numéro, l'entreprise peut se servir open bar sur votre compte.

En théorie, l'entreprise n'est censée vous prélever que si elle possède aussi une autorisation signée par vos soins. Avant, la banque était dépositaire de cette autorisation, mais c'est fini, et la banque ne vérifie pas, elle fait confiance à l'entreprise (et vous, à votre banque) ! Par exemple, mon fournisseur Internet me prélève alors qu'il n'a pas de papier signé de ma part. Les opérateurs web & mobile sont connus pour être très filous, alors on surveilles nos comptes. Tout le monde a eu un jour des problèmes.

Même si ces entreprises se veulent plutôt sérieuses, rien ne vous garantit qu'il n'y aura pas un « bug informatique » qui vous prélèvera un zéro de trop.

C'est mieux depuis les prélèvements SEPA, puisqu'il est maintenant plus facile de contester un prélèvement. À charge quand même pour vous d'effectuer cette vérification. Mais que ferez-vous quand votre fournisseur vous escroquera de 3€ ? Vous risquerez une interruption de service ?

Avant, on payait nous-mêmes nos factures, on contestait avant paiement, on arrivait même à payer par chèques. Mais comme ce n'était pas assez rapide, les entreprises se servent maintenant dans nos poches. Faites confiance ! Il vous reste à vérifier après-coup, souvent trop tard, que votre compte n'est pas à sec (oups !).

Prochaine étape, plus besoin d'autorisation à signer, le numéro de compte sera centralisé avec vos informations biométrique (TES) ? On ne verra même pas la différence. Faites confiance !

6 mars, 2017

Jacques Gamblin au Parlement des écrivains

Billet un peu différent cette fois, puisque je vais me contenter de partager ici cette ancienne vidéo (mai 2016), que j'ai découverte récemment sur le blog de l'escargot vert. Jacques Gamblin nous raconte son sens de l'écologie.

La vidéo dure 23 minutes.

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