Alimentation

Je suis végétarien par éthique. Cela inclue donc des critères humains et écologiques. Des tas d'autres arguments militent en faveur d'une alimentation pauvre en viande. J'essaierai ici de les mettre en avant.

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18 janvier, 2017

Manger du miel

Dans un ancien article, j'avais évoqué le fait que je ne mangeais plus de miel. Il est peut-être grand temps de m'en expliquer.

Vous me savez plutôt engagé sur la souffrance animale, et si la capacité à souffrir de tous les vertébrés a été démontrée, il n'en est pas de même des insectes. Je ne crois pas qu'on ait encore eu l'occasion de passer une abeille dans un IRM pendant qu'on lui arrachait les ailes pour vérifier scientifiquement que ça lui déplaisait.

Lors de mon dernier billet, de nombreux liens avaient été proposés dans les commentaires, expliquant de bonnes raisons de passer à autre chose. En voici un résumé :
– Pour éviter que l'abeille reine ne se sauve, on a parfois tendance à lui couper les ailes.
– Les abeilles sont censées produire le miel dont elles ont besoin. Les faire travailler davantage (pour nous) est une source de stress.
– Certaines entreprises peu scrupuleuses détruisent les ruches d'une année sur l'autre, car pas rentables en hiver (une ruche consomme 10kg de miel en hiver). Ils en rachètent pour le printemps.
– Pour compenser le miel pris aux abeilles, on leur donne du saccarose (sucre ou sirop), ne compensant pas les nutriments perdus en échange du miel.
– La production de miel nécessite des abeilles qui travaillent beaucoup. Cela amène à une sélection des espèces les plus « rentables », et les moins agressives, appauvrissant au passage la variété des espèces. C'est aussi de cette façon qu'on a laissé s'échapper dans la nature des abeilles tueuses métissées.
– La sélection d'abeilles rentables exclut naturellement des surfaces « butinables » les autres pollinisateurs, qui pourtant seraient de bonnes alternatives à l'effondrement des abeilles que l'on connaît. La compétition peut à terme faire disparaître d'autres insectes pollinisateurs (mouches, papillons, abeilles solitaires...).
– La sélection des espèces se fait par insémination artificielle (comme pour tous les animaux). L'insémination artificielle des abeilles se fait en coupant la tête du mâle (pour récupérer le sperme) puis en l'injectant dans la reine à l'aide d'écarteurs (c'est précis, on en rate donc beaucoup).

Les arguments ne manquent donc pas, et je sais qu'il existe toujours le petit apiculteur joyeux qui respecte les abeilles (quelle variété d'abeille au fait ?). Ces apiculteurs restent rares (quand bien même ils régleraient tous les point cités), mais surtout, remplacer le miel par autre chose est vraiment facile et pas frustrant : Sirop d'érable ou d'agave par exemple, ou d'autres formes de sucre (testez la mélasse, c'est vraiment étonnant).

Alors si faire le probable bonheur de milliers d'abeilles est aussi facile, je le fais.
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Quelques liens sur ce sujet : Société végane, Vegactu, Vegan-mania
Quelques chiffres : citycable

31 octobre, 2016

La viande vous démange encore ?

J'ai déjà écrit de nombreux billets pour vous inciter à réfléchir autrement à votre rapport à la viande. Tout le monde n'est pas nécessairement obligé de devenir végan pour sauver des ours blancs (ceux-là même que l'on ne mange pas, vous noterez). Mais ne serait-ce que cela : faire attention à ne pas manger n'importe quoi. Réfléchir un peu est généralement gratifiant et permet de se sentir humain. Alors voilà encore quelques argument très connus, mais résumés en quelques lignes, de façon que vous puissiez même choisir les légumes par égoïsme.

Au-delà de la souffrance animale déjà abordée ici, voilà donc quelques bonnes raisons de ne pas manger de viande :

– Manger trop de viande développe le cholestérol, les hémorroïdes, les cancers (colon, prostate et autres) ;
– Les contrôles actuels ne permettent pas de garantir que la viande que l'on mange est exempte d'antibiotiques, d'hormones de croissance ou de cheval (ce serait presque l'inverse) ;
– L'usage abusif des antibiotiques menace notre santé en affaiblissant leur efficacité ;
– La production de viande est une hécatombe du point de vue de l'effet de serre (méthane et CO2) ;
– L'élevage est de plus en plus intensif et il ruine l'environnement en concentrant les nitrates (développement d'algues vertes entre autres) ;
Les systèmes modernes d'élevage sont des incubateurs à virus, listeria monocytogènes, salmonelles, campylobacters, E. coli, et autres promoteurs de « grippes » en tout genre. (...) « il n'est pas surprenant que les trois-quarts des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains dans les dix dernières années proviennent des animaux ou des produits animaux » (source).
– Les emballages de la grande distribution contiennent des nanoparticules d'argent, dont les effets sur notre santé peuvent inquiéter ;
– Il est très complexe voire impossible d'identifier le mode d'abattage utilisé pour la viande (halal & casher), ce qui peut poser un problème éthique aux athées. Seul le porc ne pose pas ce problème...

2 septembre, 2016

Pourquoi j'ai arrêté la viande

Le point de départ aura sans doute été le célèbre film « Earthlings » que je conseille à tout le monde (visible à ce lien). On s'attend à voir des choses laides, et le film va au-delà de nos craintes. On y voit différentes formes de souffrance, les pires à mes yeux concernant l'alimentation et le cuir. L'actualité nous apprend depuis que ces images ne sont pas des exceptions. On ne peut même pas se rassurer en dénonçant le parti pris des auteurs.

Notamment, ce film montre un abattage casher, tel qu'il est pratiqué dans l'industrie de la viande. J'admets avoir cristallisé mon effroi sur ces images, là où je pensais que cette viande était plus respectueuse du bien-être animal. C'est en tout cas ce qu'enseigne la religion juive. Mais quand l'industrie passe quelque part, elle corrompt tout ce qu'elle croise.

Force m'est d'admettre que si je rejette cette souffrance, il serait inique que je tolère celle d'un abattage classique ou d'un élevage industriel tel qu'on le connaît en France.

Je n'étais pas nécessairement un gros mangeur de viande. Mais en regardant mon assiette, je suis affligé par l'histoire de la bête dont un morceau gît devant moi. Ce sentiment l'emporte sur l'appétence du plat. Respecter un repas de viande sans respecter l'animal n'est pas noble.

Je n'en serais certainement jamais arrivé là si l'industrie n'avait à ce point automatisé l'ignoble.

28 juillet, 2016

Notre degré de civilisation

Je commente généralement assez peu l'actualité. Toutefois cet article du Monde m'a fait réagir.

Il s'agit d'un centre de détention d'enfants en Australie. Les détenus, souvent aborigènes, y sont maltraités : aspergés de gaz lacrymogènes, ou attachés encagoulés à moitié nus pendant 2h. Ces cas de maltraitance en rappellent évidemment d'autres, comme à Guantanamo, cette petit île hors des lois et du territoire américains où le gouvernement garde en toute impunité et sans jugement des détenus qu'il torture.

On se rassure en se disant que ce n'est pas chez nous. Et c'est généralement à ce moment qu'on découvre un nouveau drame, un peu moins loin. Mais on oublie que cela arrive dans des pays prétendus « civilisés ».

Ces images en caméra cachée m'ont terriblement fait penser à celles des abattoirs. Notamment, on a vu en Australie et aux États Unis l'horreur de la tonte de moutons, où les bêtes arrivent à mourir d'une simple tonte. C'est inimaginable.

« On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux ». Gandhi

C'est précisément là que nous en sommes.

L'effrayant parallèle nous montre que nous sommes capable du pire aussi bien sur les animaux que sur les humains.

Car ces maltraitances humaines en Australie ne sont pas justifiées (si tant est que ce soit possible) par un conflit, une guerre ou le « terrorisme ».

On ne sauvera pas le monde de sa capacité destructrice sans prendre en compte le sort des animaux. Car c'est un seul et même problème. L'alimentation n'est pas une excuse acceptable à la torture.

« Comment pouvez-vous avoir un animal comme compagnon et un autre pour le repas ? » Martina Navratilova

25 juillet, 2016

La cuisine d'un végétarien

Je ne peux pas dire que la viande ait mauvais goût, mais je considère qu'il est facile de s'en passer en mangeant de nombreux autres aliments, très bons eux aussi. Cela amène aussi à en redécouvrir certains.

Alors au-delà des argument classiques que tous les mangeurs de viande connaissent (écologie, souffrance animale, sécurité alimentaire), voilà des petits arguments de tous les jours, plus proches de notre quotidien.

En ce qui me concerne, avoir retiré la viande de l'alimentation fait que je ne suis jamais ballonné après les repas (sauf peut-être si j'abuse du pain blanc). Il m'arrive de re-tester un morceau de viande pour voir, et c'est clair, la viande ne passe pas inaperçue sur les 5 mètres de viscères que j'ai.

Autre avantage, la vaisselle se fait plus facilement. Car il n'existe pas de cuisine végétarienne aussi grasse que ne peut l'être la cuisine carnée. Et franchement, on fait des économies en eau chaude et en produit vaisselle !

Les odeurs de la cuisine ne sont jamais aussi persistantes. Certains végétariens compensent par des épices fort odorants aussi. Mais la cuisine d'un végétarien ne sent jamais le graillon comme cela peut être le cas d'une cuisine qui a servi à mijoter un plat de viande. Les fritures sont probablement une exception, mais je n'en fais pas non plus.

Vous économisez en transports, car la viande vous obligeait à vous réapprovisionner souvent. Donc les achats de légumes vous permettent d'être autonomes plus longtemps. Certaines personnes arrivent même à se passer de frigo. Conservez un poireau dans un pot de fleur empli d'eau ! De même, les radis n'ont pas tant besoin de froid que d'eau pour se conserver. Un sopalin humide conservera mieux votre radis noir qu'un frigo. L'hiver, un balcon peut parfois suffire à conserver les aliments végétaux.

D'ailleurs, si vous n'êtes pas méfiant, les imprudences sur les dates de péremption de la viande ont des conséquences sanitaires que n'auront jamais les légumes crus.

Ce ne sont pas ces petites choses qui vous feront quitter la viande. Mais ce billet vous aura au moins permis de regarder depuis la rue comment c'est dans ma cuisine.

22 juillet, 2016

Un steak sympa

L'industrie a fait de la viande un produit de masse, elle a développé sa production au point d'en démultiplier sa consommation. Mais de cette façon, elle a déshumanisé à outrance notre rapport à l'animal.

Elle a complètement effacé le lien que le client faisait entre la viande et l'animal. Le client est devenu un consommateur. Au point d'utiliser des stratégies pour que la viande ne ressemble pas à un cadavre : éviter les traces de sang, mettre des logos infantilisants de viande joyeuse, cacher le débitage. Elle a aseptisé l'image de la viande au point que, tout consommateur que nous sommes devenus, nous aurions du mal à tuer un animal de nos mains pour manger.

Les enfants ont tous un réflexe de sympathie à l'égard des animaux. C'est même souvent le seul souvenir que nous partageons aujourd'hui avec la viande de notre assiette. Même quand nous sommes adultes. Nous sommes tous en conflit intérieur lorsque nous acceptons l'élevage industriel. Réduire la viande réduit ce conflit.

Il aura suffit que quelqu'un montre l'intérieur d'un abattoir.

En déshumanisant notre rapport à l'animal, l'usine à viande s'est tiré une balle dans le pied. Il aura fallu en arriver là pour que la consommation de viande baisse enfin en France.

Après une guerre, on contemple l'horreur, on compte les corps, on écoute les histoires et on se dit enfin que c'est dégueulasse, qu'il ne faut pas en refaire. C'est dommage qu'il faille une guerre. Espérons que l'industrie de la viande soit une guerre suffisante.

Aujourd'hui, les animaux sont enfin reconnus comme des être sensibles. C'est peu, mais c'est essentiel. La prise de conscience a commencé. Mais le chemin sera long.

8 juillet, 2016

Sommes-nous faits pour manger de la viande ?

Ce débat polémique alimente une discorde avec certains végétariens, qui eux, défendent que nous ne serions pas faits pour manger de la viande. Le débat se fait sur le terrain d'observations biologiques en comparant la dentition, les intestins et tout le système digestif de l'homme avec d'autres animaux, carnivores, omnivores ou végétariens.

Si nos origines (historiques) sont exclusivement végétariennes, nous avons progressivement intégré la viande à notre alimentation. Mais il ne faut pas négliger l'usage du feu qui nous a par la suite permis de mieux assimiler cette viande cuite. Cela a probablement participé à un bon développement de notre cerveau dont nous sommes si fiers. Notre histoire alimentaire n'est pas uniquement biologique, elle est alors devenue culturelle.

Que s'est-il passé ensuite ? Nous avons fait plein de guerres, tué des hommes puis développé l'industrie de la viande comme jamais, au point d'en manger à chaque repas. Les français ont atteint une moyenne de consommation de 100kg par an : presque 2 kg par semaine ! Compte tenu que c'est une moyenne incluant les végétariens, on peut se demander à quoi ressemble l'assiette de certains viandards...

L'évolution de l'homme est ce qu'elle est, mais il est indéfendable de prétendre être fait pour manger autant de viande. Entre la révolution française de 1789 et aujourd'hui, la consommation de viande a été multipliée par 10 par habitant. La population ayant aussi augmenté, la production de viande a littéralement explosé. Il est impossible de prétendre que l'homme de XXIème siècle soit fait pour massacrer autant d'animaux.

Et quand bien même : le choix de manger ou non de la viande n'est pas biologique. Nous savons maintenant qu'il est possible de vivre sans manger de viande et sans avoir de carence. C'est un débat éthique. De quelle société voulons-nous ? Notre humanité doit-elle s'arrêter devant les animaux ? La surpopulation humaine doit-elle amener un génocide bovin ?

Sommes-nous faits pour faire la guerre ? tuer notre voisin ? notre patron ? notre chef de meute ? notre environnement ? Sommes-nous faits pour nous « accoupler » sans consentement ? pour vivre 120 ans ? pour boire de l'alcool ? créer une entreprise ? Non.

Nous avons passé le stade des simples questions biologiques. Nous sommes faits pour évoluer et réfléchir à ce que nous faisons ou mangeons.

Nous sommes maintenant faits pour agir selon nos choix moraux.

1 juillet, 2016

Mort aux vaches !

C'est injuste, mais il en a été décidé ainsi : je suis condamné à mort.

Inutile de se plaindre, de manifester, de revendiquer le droit à la justice. Nulle grève n'y changera quoi que ce soit, même la grève de la faim. Aujourd'hui, je suis dans le couloir de la mort.

On décide maintenant de tuer les condamnés les uns après les autres. Cela s'appelle le "progrès". Cela permet de ne pas remettre en place les procédures de mise à mort à chaque fois. On s'épargne des efforts, et certainement un peu d'argent aussi. Mais quand même, j'aurais bien aimé qu'on me traite avec plus d'égards. J'aurais aimé que le bourreau prenne son temps, qu'il soit à l'écoute. Après tout, une vie, même mauvaise, c'est une vie. Surtout que je n'ai toujours pas compris de quoi on m'accusait.

C'est ici le couloir de la mort. Tous positionnés les uns après les autres. Si j'essaie de m'enfuir, un surveillant m'assène un coup de matraque électrique. J'ai donc le choix entre mourir, ou souffrir avant de mourir. Seule l'angoisse m'atteint pour le moment. Et finalement, peut-être l'espoir que cela s'arrête avant moi.

Je vois une dizaine de condamnés, comme ça, devant moi. Ils entrent dans une pièce et on les entend hurler. Le bourreau n'est certainement pas un humaniste. Ou sinon, c'est qu'il est mal équipé. Vraiment mal.

Je serai le prochain à y passer. Je reste derrière la porte et je vois tout ce qui se passe à travers la vitre. Des électrodes sont placées sur ses tempes, de façon qu'il ne souffre pas trop pendant qu'on le vide de son sang. C'est long. Le sang ne coule plus, mais il bouge encore, il se débat.

Cette année encore, nous sommes un milliard de bovins à être tués ainsi. Dans 1 cas sur 6, les électrodes sont mal placées et la douleur est amplifiée au lieu de nous faire perdre l'esprit. Dans certains abattoirs, c'est un pieu qui nous transperce le cerveau, mais il n'atteint pas toujours sa cible. On déguste. Surtout que parfois, la mort peut mettre un quart d'heure à venir malgré l'égorgement. Certains sont découpés encore vivants. Pas le temps d'attendre. La société de consommation en a besoin. Elle est avide de sang. L'économie est une religion hautement sacrificielle.

Je réalise maintenant que ma vie entière, de souffrance, d'injustice, n'a jamais eu d'autre but que cet instant : ma mise à mort.

Mon heure vient, ma libération, peut-être. Pourvu que le bourreau s'y prenne bien, car il vient d'en rater deux...

23 mai, 2016

Barcelone, paradis des végétariens

Lorsque vous ne mangez pas de viande et que vous cherchez à manger en ville, il y a plusieurs options.

Vous pouvez tenter la quiche au poireaux qu'on trouve facilement en boulangerie, aller dans une sandwicherie ou équivalent en précisant ne pas vouloir de viande (c'est déjà plus compliqué), ou encore tenter un restau sachant que sur toute une carte, vous n'aurez que 2 plats au choix, vous faisant parfois regretter le sandwich de tout à l'heure. À la cantine du boulot aussi, cela demandera des aménagements et un large sourire au personnel qui distribue les assiettes.

Si vous êtes végétalien, ça devient plus compliqué. Il est très difficile de faire confiance au restaurateur quant au choix des graisses utilisées (notamment), à supposer qu'il soit au courant des recettes utilisées par les cuisiniers. Vous avez le choix des restaurants indiens, souvent végans. Mais pour la bouffe rapide, le mieux est souvent un morceau de pain et une pomme ou un taboulé de supermarché. Idéalement, il faudrait bien connaître la ville en question et savoir où vous pouvez manger, donc pas pour les touristes.

Barcelone a eu une initiative heureuse. À l'heure où la France s'empêtre dans sa laïcité pour savoir si c'est bien ou pas de distribuer des repas alternatifs sans viande dans les cantines scolaires, Barcelone a décidé de mettre en place de nombreuses mesures pour faciliter l'alimentation végétarienne et végan. Cela consiste notamment à proposer ces alternatives de repas de façon systématique à tous les repas organisés par la Ville et dans les cantines. Ils proposent aussi de permettre le repérage facile des restaurants végé/végan.

Le plus dingue dans l'histoire, c'est qu'au-delà du respect des animaux, ce changement devrait avoir un impact significatif sur le bilan carbone de la ville. Parce que la viande, c'est pas anodin.

Quand je vois qu'en France, on traîne la patte sur notre bilan carbone parce qu'on ne va quand même pas être salauds avec les constructeurs de 4x4 qui tirent la langue... cette simple disposition sur la viande dans toutes les villes pourrait à elle seule changer la qualité de l'air qu'on respire.

Reste à tenir tête aux lobbies de la viande qui ne seront pas contents !

10 mars, 2016

Et toi, tu manges des éponges ?

Lorsque vous êtes végétalien(1), on vous renvoie sur plusieurs répliques navrantes, même lassantes tant elles sont systématiques.

La première, la plus légitime, vous interroge sur les possibles carences, l'équilibre de vos repas. S'il est vrai que certains nutriments sont faciles à trouver dans la viande, il faut savoir qu'ils sont tous possibles à trouver autrement. On peut faire quelques efforts particuliers concernant les vitamines D (le soleil) et B12 (qui n'est pas produite par les animaux, quoi qu'on raconte), quitte à prendre des compléments (ceux qu'on aurait donnés aux animaux d'élevage). Mais au-delà de ça, un régime végétarien est souvent considéré comme plus sain.

2ème question : « Est-ce que tu manges des insectes ? » La plus naze, mais j'avoue l'avoir posée un temps, alors je respire à fond et je réponds : « Et toi, tu en manges des insectes ? » Je n’ai croisé personne mangeant régulièrement des insectes ces dernières années. Donc merci pour la question.

3ème question : « Mais les légumes, t'es certain qu'ils souffrent pas ? » Là, on sent l'adulte qui revient avec sa naïveté enfantine à se demander ce que ça fait si on arrache les ailes d'une mouche. Personne n'est capable de dire ce que ressentent les légumes. Mais en l'état actuel des connaissances, les animaux (vertébrés et quelques autres) ont tous en commun une partie du système nerveux qui alerte en cas de problème : le centre de la douleur. On peut éventuellement se poser la question pour ce qui est des éponges, mais non : je ne mange pas non plus d'éponges.

4ème question pour les plus geeks : « Et si on arrivait à faire de la viande chimiquement sans animaux, tu en mangerais ? » Heu... bueurk, pareil que pour les insectes !

Vient ensuite la recherche de tout ce qui peut être à la frontière entre les animaux et les végétaux, comme les bactéries et toutes sortes de microbes... bah... j'en respire comme tout le monde ! J'image que ça fait de moi quelqu'un de normal...

(1)Les végétaliens ne mangent aucun produit d'origine animale : viande, poisson, laitages, œufs, miel...

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